Le losc a un mental à toute épreuve

FOOTBALL Le club nordiste est le spécialiste des retournements de situation cette saison en Ligue 1...

François Launay

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Benoît Pedretti, symbole d'un Losc qui ne lâche rien dans le sprint final, même en étant mené au score (archive)
Benoît Pedretti, symbole d'un Losc qui ne lâche rien dans le sprint final, même en étant mené au score (archive) — m.libert / 20 minutes

Le chiffre résume à lui seul la force mentale du Losc. Avec 17 points pris cette saison après avoir été mené au score, le club nordiste est le numéro 1 des retournements de situation en Ligue 1. Des chiffres encore plus éclatants depuis janvier où Lille a pris 13 points dans ce genre de situation. Après Valenciennes (1-3) et Brest (1-2), le succès dimanche en terre bastiaise (1-2) est même le troisième d'affilée à l'extérieur avec, à chaque fois, la marque déposée des Lillois. Un démarrage poussif, un but encaissé rapidement avant un final sur les chapeaux de roue. La preuve que dès que le sprint final approche, le Losc retrouve ses griffes de grand prédateur «ça prouve qu'il y a une très forte solidarité entre nous», se réjouit Lucas Digne, le défenseur lillois. Car dans la difficulté, les Nordistes ne s'affolent jamais. «On a été mené pas mal de fois cette saison et on a réussi à l'emporter. On connaît les ingrédients qu'il faut mettre dans ce genre de situation. On sait qu'on a la qualité technique et du talent. Il faut être combatifs, agressifs et gagner les duels jusqu'à la fin», résume Benoît Pedretti, le milieu de terrain lillois. Mais la confiance, renforcée par une série de huit victoires en dix matchs, n'explique pas tout.

Si le Losc est capable de renverser tout type de situation, il le doit aussi à son banc de touche et au coaching de Rudi Garcia, efficace depuis trois mois. Décisif dimanche à Bastia, le remplaçant Pedretti l'avait déjà été à Valenciennes (comme De Melo) et contre Bordeaux. A Brest, c'est Nolan Roux, entré en jeu en fin de match, qui avait endossé le costume du sauveur. Enfin, contre Troyes (1-1), le gamin Origi avait évité le fiasco. «C'est le rôle d'un remplaçant. Quand les adversaires ont un peu de fatigue, on arrive frais et on donne le maximum pour faire gagner l'équipe. En ce moment, les remplacements marchent bien. Ça prouve notre bon état d'esprit collectif», développe Pedretti. Plutôt que de faire la tête et de ruminer leur déception, ce qui arrive souvent dans certains clubs, les remplaçants lillois se mettent toujours au service du collectif. Une autre qualité qui sera indispensable dans le sprint final.