La formation industrielle fait peau neuve

ECONOMIE Il faut organiser les aides financières et moderniser les formations...

Gilles Durand

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M.LIBERT/20 MINUTES

C'est en forgeant qu'on devient forgeron. La devise pourrait d'appliquer à l'AFPI, organisme privé de formation aux métiers de la métallurgie, une branche qui continue de recruter malgré la crise. « Il y a encore un déficit d'image concernant ces métiers », reconnaît Patrick Colin, directeur de l'AFPI Nord, dont le centre lillois a déménagé à Marcq-en-Barœul, le mois dernier.

Dans ces nouveaux locaux, les ateliers ne désemplissent pas. Apprentissage, professionnalisation ou alternance, toutes les formules existent. « Certains démarrent de zéro, d'autres ont un peu plus d'expérience. Il faut adapter la formation », explique Francis Godin, formateur depuis six ans.

A 31 ans, Brahimi Abdelkader est venu chercher une qualification en soudure. « L'école a été une mauvaise expérience pour moi. Ici, c'est mieux. Les formateurs sont consciencieux, raconte ce serrurier métallier autodidacte. Comme soudeur, il espère trouver facilement du travail: «Il y a un créneau à prendre. Ce sont les boîtes qui viennent vous chercher pour travailler sur les chantiers quand vous êtes soudeur en tuyauterie».

Journées portes ouvertes

Yoann Saraiva sortira aussi de sa formation avec un boulot. A 20 ans, il est en contrat de professionnalisation avec une entreprise qui fabrique des garde-corps. «Après une terminale STI, ce qui me manquait, c'était la pratique», précise le jeune Wattrelosien. Chaque année, l'AFPI accueille environ 15 000 stagiaires sur ses sept sites régionaux de formations.

Un mercredi par mois*, l'organisme organise une journée portes ouvertes à Marcq-en-Barœul pour présenter ses ateliers. En 2015, le centre d'Hénin-Beaumont va être rénové avec la construction d'un centre d'hébergement pour 25 personnes.