Les grandes évasions lilloises depuis le célèbre Vidocq

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De mémoire syndicale, l'évasion de Redoine Faïd est une première à Sequedin, maison d'arrêt ouverte en 2005. Et la première avec violence au sein des établissements pénitentiaires lillois. « En général, ce sont des évasions par ruse, en profitant d'un transfert à l'hôpital ou au tribunal », souligne un surveillant. On recense toutefois, en août 2001, deux détenus qui se sont fait la belle de Loos en descellant les barreaux de leur cellule avant de s'enfuir sous les tirs depuis les miradors. Une figure du grand banditisme, Ahmed Otmane, s'était également enfuie de Loos en 1984, . Ce spécialiste de l'évasion avait été repris l'année suivante. Depuis une dernière évasion en 1993, il court toujours. Autre professionnel de l'évasion, Vidocq, qui deviendra plus tard chef du contre-espionnage, a, lui aussi, trompé la vigilance de ses gardiens à plusieurs reprises dans les prisons de Lille, Cambrai et Douai en 1795 et 1796. La plus spectaculaire s'est produite à Douai. Il a sauté dans la Scarpe par la fenêtre de son geôlier. Faisant croire à une noyade, il avait pu s'échapper. G. D.