L'ozone passée à tabac pour la prévention des jeunes

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« Les plantes ont un langage, il suffit de le décoder. » Professeur de botanique, Chantal Van Haluwyn, arrose chaque semaine ses plants de tabac, baptisés BelW3. Mais ce tabac-là ne se fume pas. Particularité de la plante ? Déceler la présence d'ozone dans l'atmosphère. Le principe est simple : plus la pollution est importante, plus les tâches sur les feuilles de tabac sont nombreuses. Grâce à 43 biostations, l'Association pour la prévention atmosphérique mesure chaque semaine les effets de l'ozone sur la flore nordiste. Si cette « bio-indication » reste imprécise, elle se transforme aujourd'hui en un outil pédagogique à destination des plus jeunes. « Quand les jeunes voient l'effet sur la plante, ils se figurent les dégâts sur leurs poumons », témoigne Alain Hourdry, prof de bio au lycée Carpeaux de Valenciennes. Pour parfaire la leçon, un classeur pédagogique sera distribué dans les écoles de la région.

A. Paris