Les travailleurs du Nord passent la frontière

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La Belgique, l'autre pays des employés nordistes. L'an dernier, ils étaient plus de 22 000 à franchir la frontière pour aller travailler. Un chiffre qui ne cesse d'augmenter selon une étude publiée vendredi par EuresChannel et l'Insee. En 1999, ils étaient ainsi 14 370 à suivre ce mouvement, quand le flux de la Belgique vers la France s'était déjà stabilisé à son niveau actuel : près de 5 500. « J'organise un atelier Travail en Belgique chaque mois. Et c'est toujours plein », confirme Annie Florin, conseillère à l'ANPE de Lille.

Outre les pénuries sectorielles, c'est surtout la fiscalité avantageuse de la Belgique qui permet d'expliquer cet exode. « Non seulement les entreprises belges paient moins de charges sociales mais les Nordistes commencent aussi à comprendre l'intérêt qu'ils ont à venir chez nous », estime Laetitia Cambron, chez Gil Interim, à Tournai. Depuis 1964, le statut de frontalier permet en effet d'être rémunéré en Belgique (avec des salaires supérieurs), tout en s'acquittant de ses impôts en France qui sont, en général, moins lourds qu'outre-Quiévrain.

A. Paris