La dérive d'Hafid Yousfi jugée aux assises

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Les débats ont surtout porté sur les circonstances atténuantes. Hier, la cour d'assises du Pas-de-Calais s'est penchée sur le cas d'Hafid Yousfi, auteur présumé de huit braquages commis dans la région entre juin et juillet 2004. Lors de ce premier jour de procès, c'est plus la personnalité de l'accusé que sa culpabilité qui a été au coeur des débats.

Ancien ouvrier de Metaleurop, devenu chômeur, puis braqueur avec la complicité de son oncle, il tentait d'améliorer l'ordinaire et de rembourser ses crédits. « En 2003 commence le dérapage, avec son licenciement. Hafid Yousfi ne travaille plus », a témoigné une assistante sociojudiciaire. S'ensuit une séparation avec son épouse. Hafid se met alors aux braquages, avec une arme jamais retrouvée, peut-être réelle selon les enquêteurs, factice selon l'accusé. « Si ç'avait été une arme réelle, j'aurais attaqué rien du tout, parce que j'étais tellement au fond du trou que je me serais mis une balle dans la tête. » L'accusé encourt vingt ans de réclusion. Le verdict sera connu vendredi à Saint-Omer.