Vidéo: Les secours en mode franco-belge

SÉCURITÉ uscron était jeudi le théâtre d'un exercice de secours transfrontalier...

Fanny Destombes

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M.LIBERT/20 MINUTES

 Au début, il s'agit d'un banal accident de la route impliquant trois voitures et une moto, point de départ, jeudi, d'un exercice de Sécurité civile grandeur nature à Mouscron, en Belgique. Mais le scénario va vite se compliquer: sur-accident avec un bus et une quinzaine de victimes fictives, puis second sur-accident impliquant un camion-citerne transportant des produits chimiques. Au total, trois cent cinquante personnes ont été mobilisées pour tester, grandeur nature, les procédures à appliquer en cas d'événement de grande ampleur en zone transfrontalière. Pompiers, services médicaux d'urgence, policiers et figurants ont ainsi contribué au succès de l'opération.

A l'origine, la catastrophe de Ghislenghien, en 2004, qui a révélé des lacunes: un excès d'ambulances et un manque de camions-pompier. Depuis, peu d'exercices de secours ont eu lieu et le chef du projet, actuel adjoint du cabinet du gouverneur du Hainaut, Yves Van de Vloet, voudrait les multiplier. Car la coopération franco-belge en matière de secours n'existe que de manière informelle, surtout autour de Mouscron et Tourcoing.

«Nous voulons l'étendre le long de la frontière», indique Philippe Hautmont, directeur belge de l'exercice. Parmi les leçons à tirer de cette journée, les acteurs ont remarqué la nécessité d'harmoniser les différences de langage et les façons de travailler. «Un truc tout bête: les radios. Nous ne sommes pas sur les mêmes fréquences!», souligne Philippe Hautmont, talkie-walkie à la ceinture.

Autre différence de taille: en France, le secours est une compétence départementale. Côté belge, elle est municipale. Résultat : quelques couacs en matière de communication. Mais Yves Van de Vloet reste confiant: «En multipliant ces exercices, les cultures professionnelles vont s'interpénétrer.»