Tahar Bourahla évite la perpétuité pour le meurtre d'une étudiante

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Condamné vendredi à trente ans de prison, Tahar Bourahla a toujours nié avoir tué à coups de couteau une étudiante, Marianne Listoir, près de Valenciennes en 2002. Les jurés de la cour d'assises du Nord n'ont pas retenu la préméditation, malgré le réquisitoire de l'avocat général demandant la réclusion à perpétuité. Un réquisitoire pendant lequel l'accusé s'est violemment emporté, avant d'être évacué : « C'est pas vrai, c'est pas vrai, je ne vous permets pas, c'est pas vrai ! »

Déjà condamné pour des violences et une agression sexuelle, ce Franco-Algérien de 31 ans a été accablé par le témoignage de sa compagne, incapable de le joindre à l'heure du meurtre. Plusieurs étudiantes ont également affirmé qu'il les avait déjà attirées par ruse sur le chemin où a été retrouvée la victime. Mais aucune trace de sang ni analyse ADN n'a pu prouver la culpabilité de Tahar Bourahla, qui devrait faire appel, selon son avocat.