Le vélo voudrait changer de vitesse

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Ça ne roule pas encore très bien. Ce n'est pas un hasard si la Semaine de la mobilité, qui débute samedi, est largement consacrée au vélo dans la métropole. « On peut faire beaucoup mieux », résume Christian Musial, à la mairie de Roubaix. Lancé il y a un an, le vélopôle du centre-ville enregistre moins de trente locations par mois. Communication timide, visibilité quasi nulle... la mairie a identifié les failles. Et envisage, dès samedi, une « vitrine » place de la Liberté, plus visible que le parking de l'espace Grand-Rue.

Le vélo représente moins de 5 % des déplacements dans la métropole. « Mais avec une offre adaptée aux besoins, il y aura de la demande », croit Arnaud Delcourt, nouveau président de l'association Ch'ti Vélo, tout juste sortie de crise. Elle aussi voudrait changer de braquet. En élargissant son parc, en travaillant sur la signalétique, en recrutant des adhérents... Et surtout en assouplissant ses offres, dès ce samedi, pour la location quotidienne (abonnements, cautions moindres, etc.).

Plus pratique, c'est aussi le credo de Transpole. Créé en 2003, le vélopôle tourquennois est certes rôdé : « Un bon millier de vélos » sont loués par an, « à une poignée de fidèles ». Mais cela reste insuffisant. « On voudrait étendre le concept à trois parkings-relais du métro, comme les Quatre-Cantons, explique Olivier Decornet, responsable de l'intermodalité à Transpole. Il faut mailler le territoire. » L'idée pourrait se concrétiser en 2007. Ça roulera peut-être enfin.

Anthony Paris

Avec ses 384 km d'itinéraires cyclables, la métropole est « loin d'être un mauvais élève au plan national », estime Véronique Michaud du Club des villes cyclables, dont Marseille, par exemple, n'est pas membre.