La protection des voies va coûter cher

Gilles Durand

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Certains Roms n'hésitent pas à traverser avec un chariot de supermarché.
Certains Roms n'hésitent pas à traverser avec un chariot de supermarché. — M.Libert / 20 Minutes

Pour la SNCF, la facture s'annonce salée. L'entreprise publique prévoit d'installer, dans les semaines à venir, des barrières pour sécuriser les voies ferrées près de la porte d'Arras, à Lille, a-t-on appris hier. Coût estimé des travaux : 1, 7 million d'euros pour deux fois deux kilomètres.

Depuis le 21 décembre, les problèmes de vols de câbles et de traversées intempestives des voies se sont multipliés dans le secteur, sur la ligne reliant Lille à Béthune et Lens, via Don-Sainghin. En cause, le campement rom d'environ un millier de personnes, situé en bordure des voies, à Lille Sud. « En 2012, nous avons constaté 66 vols sur cette zone, contre 44 en 2011, le dernier date du week-end dernier », souligne Odile Fagot, directrice régionale de la SNCF. Pour résoudre une partie du problème, l'entreprise a enfoui 900 mètres de câbles dans cette zone. Ce chantier, qui a duré deux semaines, s'est terminé lundi.

Trains au ralenti


Mais un problème peut en cacher un autre et les retards de trains risquent de persister encore quelque temps. Le syndicat FGAAC-CFDT maintient sa recommandation de circuler à moins de 30 km/h dans ce secteur où la vitesse est prévue à 100, tant que des gens continueront à traverser régulièrement. « Nous sommes intervenus deux fois dans le camp pour expliquer les risques ferroviaires de ce comportement. Nous espérons mettre en place, la semaine prochaine, trois équipes de gardiennage en permanence sur les trois points de pénétration identifiés », explique la directrice de la SNCF qui cherche des solutions. Une rencontre est prévue dans les prochains jours avec les responsables de la police. « Nous intensifions aussi nos patrouilles, assure Stéphane Landas, responsable sécurité zone nord à la SNCF. La semaine dernière, une personne a été arrêtée en flagrant délit, sur un vol de rail cette fois. » En comparution immédiate, l'auteur a écopé de cinq mois avec sursis et de 10 000 € d'amende. ■