Karine Sfar : «Un marché porteur»

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Karine Sfar, experte de Fédération de la maille.

Pourquoi le salon Tissu Premier se focalise-t-il cette année sur les vêtements pour enfant ?

C'est l'un des marchés les plus porteurs, notamment grâce à la layette dont les ventes ont progressé de 31 % en cinq ans.

Est-ce une bonne nouvelle pour l'emploi en France et dans la région ?

Oui. D'après nos études, les parents sont prêts à payer un vêtement entre 5 et 10 % plus cher, pour le bien de leurs enfants. Cela peut rendre rentable l'activité en France, à condition d'être innovant.

C'est-à-dire ?

Des entreprises conçoivent par exemple des textiles anti-acariens et anti-allergie, des maillots de bain flottant ou qui protègent des rayons UV... D'autres, comme Vert Baudet ou Okaïdi dans le Nord, s'orientent vers le développement durable, à travers le coton bio notamment. Le vêtement pour enfant n'est plus un vêtement de base, il véhicule des valeurs importantes pour les parents des bambins.

Recueilli par O. Aballain