Des téléphones d'urgence pour les femmes en danger

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Un appel pour sauver une vie. Le président (PS) du conseil général du Nord, Patrick Kanner, a annoncé, lundi, son intention de participer financièrement à équiper les femmes victimes de violences conjugales d'un téléphone portable d'urgence. Un projet évoqué en marge de la signature du 2e protocole départemental de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes. A Strasbourg, où une expérience similaire est menée depuis deux ans, « 18 alertes ont été déclenchées et une vie a sans doute été sauvée », rapporte le président du TGI.
« Dans le Nord, le procureur de Douai a déjà mis en place ce système. Cinq portables destinés aux femmes en grave danger ont été mis en service », explique Olfa Laforce, directrice de l'observatoire départemental de la maltraitance. La mesure a un coût : 18 000 € pour dix portables reliés directement à la police. « Le département est l'un des plus touchés par le phénomène de violence conjugale, précise Nathalie Thibaut, déléguée départementale droits des femmes et égalité. Un rapport de l'Insee pointait, l'an dernier, que les facteurs aggravant ce phénomène sont le chômage et la précarité. » En 2010, quatre femmes sont décédées sous les coups de leur compagnon dans le Nord et, chaque jour, deux sont reçues pour violences conjugales au service de médecine légale du CHR de Lille.G. D.

Prévention

Le rectorat, signataire du protocole, met en place des opérations de prévention pour lutter contre les préjugés dans les écoles. Depuis un an, un partenariat avec le centre d'information sur les droits des femmes permet d'organiser des réunions d'information sur le comportement relationnel et l'apprentissage du respect entre garçons et filles.