Un incident retarde le chantier

Gilles Durand

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Le Louvre-Lens l'a échappé belle. La semaine dernière, le chantier a été suspendu au moins une journée pour une sévère mise au point, a-t-on appris lundi. « Une entreprise intervenant sur l'installation de mobiliers dans une réserve est entrée dans un endroit où elle n'avait pas le droit d'être. Elle a commis une faute grave, qui aurait pu entraîner des dégâts sur les œuvres », reconnaît Xavier Dectot, directeur du Louvre-Lens. Une rumeur a même couru selon laquelle un objet d'art avait été cassé en manipulant un meuble. « Il n'y a aucun dommage, assure le directeur. C'est un problème interne de chantier et un non-incident. » Des « non-incidents » qui, visiblement, se répètent assez souvent pour suspendre un chantier qui a pourtant pris un peu de retard. L'inauguration est prévue le 4 décembre.

« Tout le monde veut

aller trop vite »
« Il a fallu remettre à plat les façons de travailler pour des entreprises qui ne respectaient ni les procédures, ni les consignes, depuis la mi-août. Tout le monde veut aller trop vite sur ce chantier », précise-t-on au Louvre-Lens. D'après nos informations, l'incident s'est produit dans une réserve d'environ 400 m2 accueillant actuellement de nombreuses œuvres devant être exposées lors de l'ouverture au public, le 12 décembre. Le musée lensois doit en recevoir 900. L'entreprise qui s'occupe de leur transport assure qu'elles seront toutes « livrées en temps et en heure ».

Adévia

L'aménageur du Pas-de-Calais Adévia, maître d'œuvre du chantier du Louvre-Lens, voit son avenir financier s'éclaircir. Le mois dernier, plusieurs collectivités territoriales ont renfloué les caisses à hauteur de 11,7 millions d'euros. Contacté pour évoquer l'avancée du chantier, Adévia n'a pas donné suite.