Les fouilles du canal Seine-Nord livrent des secrets

Gilles Durand

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Les fouilles sont fructueuses.
Les fouilles sont fructueuses. — M.Libert / Archives 20 Minutes

Quoi de neuf sous nos pieds ? L'université de Lille-III accueille jeudi et vendredi* les journées régionales de l'archéologie. Pendant deux jours, archéologues et chercheurs vont présenter les résultats des fouilles récentes. « Notre région est plutôt riche du fait de sa situation, au carrefour de grands axes de communication », souligne Stéphane Révillon, conservateur régional de l'archéologie.

Nouvelles découvertes
Actuellement, ce sont les fouilles préventives sur le chantier du canal Seine-Nord qui concentrent le plus d'efforts et fournissent le plus de données inédites. « Nous avons fait de nouvelles découvertes sur l'habitat du néolithique (-9 000 à -3 000 av. JC) du côté de Marquion, raconte Stéphane Révillon. Alors qu'il y a une dizaine d'années, on ne connaissait rien de cette période dans la région ». Aujourd'hui, les fouilles ont, par exemple, permis de découvrir un type de maisons particulier. Installée en bordure de marais ou sur un promontoire, elles faisaient une dizaine de mètres de longueur et se retranchaient derrière une palissade.
Au sud-ouest de Cambrai, c'est la présence de l'homme à la fin du paléolithique moyen (-30 000 av. JC) qui a été identifiée. Enfin, dans le secteur de Lille, la mise à jour de nouveaux cimetières mérovingiens (Ve - VIIIe siècle) à Houplin-Ancoisne, Lesquin ou Marquette renforce les connaissances historiques sur le mode de vie autour de la grande ville régionale de l'époque, Tournai.

Phosphore

Une cartographie du phosphore dans la région sera présentée jeudi, notamment le cas particulier de sites celtiques et romains à Lesquin . Le phosphore permet de révéler une présence humaine à un endroit donné.