Les contraintes de la vieprès d'une usine à risque

Gilles Durand

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Contraintes de voisinage. A l'occasion des Assises nationales des risques technologiques qui se tiennent jeudi prochain à Douai, la problématique des usines « Seveso seuil haut » sera évoquée. Depuis l'explosion de l'usine AZF à Toulouse, certains établissements à risques, où sont fabriqués ou stockés des matières dangereuses, doivent établir un plan de prévention (voir ci-dessous).

Des expropriations possibles
Pour les riverains, les conséquences peuvent parfois être lourdes. « Si un plan l'exige, on peut aller jusqu'à l'expropriation dans le périmètre proche », souligne-t-on à Amaris, l'association nationale des communes pour la maîtrise des risques technologiques. Une solution extrême qui concernerait, dans la région, environ 200 maisons après analyse des 22 premiers plans de prévention des risques technologiques (PPRT). Environ 2 000 autres propriétaires seraient soumis à des travaux non obligatoires pour mettre leur logement aux normes. « Il faut que le bâti soit capable de résister selon la nature du risque, souligne la direction régionale de l'Environnement (Dreal). Il est donc conseillé de construire une pièce confinée, en cas d'émanation de produits toxiques. Et d'installer du double vitrage solide, pour supporter une explosion ».
Le hic, c'est le financement. « Rien n'est fait pour faciliter la mise en œuvre des travaux pour les particuliers concernés. Les aides restent faibles, plafonnées à 20 000 € de crédits d'impôts », regrette Amaris. La région est néanmoins mieux lotie que les autres, avec l'implication de l'établissement public foncier dans les démarches de relogement.