La ville de Lille interpelle le préfet sur les Roms

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Le bras de fer se poursuit entre la préfecture et la ville de Lille au sujet des populations Roms. La maire de Lille a indiqué lundi qu'elle refusait pour l'instant de transmettre au préfet le document permettant l'évacuation du campement Roms de la rue de Carvin, à Lille-Sud. Motif : la préfecture n'a toujours pas fourni de solution de relogement, ni pour eux ni pour les populations évacuées de Villeneuve-d'Ascq le 9 août. Le campement de la rue de Carvin héberge actuellement près de 900 personnes, selon les services de la ville de Lille. Mais la maire de Lille refuse de connaître la même mésaventure qu'en août : à l'époque, le préfet de police coordonnant l'évacuation avait « promis » qu'une solution de relogement serait trouvée « dans la semaine » pour les 155 personnes évacuées. « C'est un bon principe qu'il faut respecter cette fois, salue Bruno Mattei, membre du collectif Solidarité Roms pour ATD Quart-Monde. Mais ça veut dit qu'il faut trouver au moins quatre terrains pour les reloger dans des conditions acceptables, ça risque d'être long ». Actuellement environ 3 200 Roms sont hébergés dans la métropole, qui pense pouvoir en accueillir 1 500. « Le Préfet doit avoir l'autorité pour imposer l'ouverture de terrains dans d'autres villes de la région », a expliqué Martine Aubry. Contactée par 20 Minutes, la préfecture n'a pas souhaité s'exprimer.O. A.

Deûle

Des Roms ont entrepris vendredi et samedi de draguer la Deûle, sur l'Esplanade à Lille, à la recherche de déchets métalliques. A l'aide de cordes et de grappins, ils ont remonté nombre de barrières, vélos ou autres débris jetés dans la Deûle. Dépêchée sur place, la police nationale a saisi les grappins. La préfecture n'a donné aucune explication lundi.