Béziers: Deux médecins urgentistes relaxés après la mort d’un détenu

JUSTICE Les deux praticiens étaient poursuivis par la famille d’un détenu, décédé après avoir été renvoyé dans sa cellule, alors qu’il se plaignait de violents maux de ventre…

Jérôme Diesnis
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Les urgences d'un hôpital. (Illustration)
Les urgences d'un hôpital. (Illustration) — JEROME MARS /JDD/SIPA

Deux médecins urgentistes poursuivis par la famille d’un détenu, décédé dans sa cellule le 11 juillet 2012, ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Béziers, relate Métropolitain. L’homme avait été transféré la veille au service des urgences du centre hospitalier de Béziers après s’être plaint de violents maux de ventre.

Un premier médecin urgentiste était parti à la fin de son service avant de connaître les résultats de l’examen. Le second médecin avait estimé que l’état de santé du détenu ne méritait pas son hospitalisation.

Un dossier médical erroné

Le procureur avait requis la relaxe à l’encontre du premier praticien et trois mois de prison avec sursis pour le second.

A la barre, les urgentistes avaient expliqué que le dossier médical était erroné et que leur diagnostic avait été faussé. L’autopsie avait révélé que le patient était décédé d’une péritonite et présentait une probable hépatite.