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procèsQuatre jeunes soupçonnés de projets violents entre néonazisme et djihadisme

Terrorisme : Entre néonazisme et djihadisme, quatre jeunes soupçonnés de projets d’actions violentes

procèsUne femme et trois hommes âgés de 19 à 21 ans seront jugés prochainement à Paris pour des projets distincts d’actions violentes s’inspirant du djihadisme ou du néonazisme
Le tribunal de Paris dans le 17e arrondissement (image d'illustration).
Le tribunal de Paris dans le 17e arrondissement (image d'illustration). - NICOLAS MESSYASZ/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Elle était poussée « par sa fascination de la mort ». Une femme et trois hommes âgés de 19 à 21 ans seront jugés prochainement à Paris pour des projets distincts d’actions violentes s’inspirant du djihadisme ou du néonazisme, voire mêlant les deux, a appris l’AFP vendredi de sources proches du dossier.

Deux juges d’instruction antiterroristes parisiens ont ordonné jeudi des procès séparés pour association de malfaiteurs terroriste devant le tribunal pour enfants et devant le tribunal correctionnel. Les audiences, dont les dates ne sont pas définitives, pourraient se tenir respectivement en février et mars.

Bombe à Notre-Dame de Béziers

Ces quatre personnes interpellées au cours de l’année 2021 se voient reprocher des projets radicaux parfois vieux de deux ans, sur lesquels ils échangeaient par messagerie cryptée. Au centre du dossier, Leïla B., 20 ans, interpellée à Béziers et qui a reconnu en garde à vue avoir « pensé » à faire des actions violentes, notamment en mettant une bombe dans l’église Notre-Dame de la Réconciliation de Béziers, d’après l’ordonnance signée jeudi dont l’AFP a eu connaissance.

Celle qui s’est dite « partisane d’aucune idéologie » se voit reprocher d’avoir été alimentée par de la propagande et des documents provenant aussi bien de l’Etat islamique que de l’ultradroite, ce qu’elle a justifié en garde à vue « par sa fascination de la mort ». Elle sera la seule des quatre à être jugée deux fois, par le tribunal correctionnel et par le tribunal pour enfants, selon que les faits qui lui sont reprochés ont été commis avant ou après sa majorité.

Ecole ou mosquée

A ses côtés figureront côté néonazisme un garçon âgé de 16 ans au moment des faits reprochés, interpellé dans le Haut-Rhin, et un tout juste majeur, Enzo T., repéré en Seine-Maritime. Avec Enzo T., ils ont reconnu avoir voulu commettre une action violente, du type « Columbine », du nom de la tuerie en milieu scolaire en 1999 aux Etats-Unis. La cible ? Plutôt un ancien établissement scolaire, mais une mosquée a aussi été évoquée.

S’ils ont tous les deux évoqué comme mobile la vengeance d’un « harcèlement scolaire » passé, les magistrats ont retenu leur forte imprégnation idéologique à l’extrême droite. Leur action était envisagée à la date anniversaire de la mort d’Adolf Hitler, et tous deux citent plusieurs figures de tueries de masse attribuées à l’extrême droite.

Recherches sur les explosifs

Côté djihadisme, un fils de bonne famille, interpellé à Paris, est mis en cause pour avoir, entre ses 16 et 18 ans, envisagé de se rendre en zone irako-syrienne pour rejoindre le groupe d’Omar Diaby affilié à Al-Qaida.

Admettant une certaine « sympathie » pour le groupe Etat islamique, il « a reconnu en garde à vue », concernant les projets de Leïla B., « lui avoir adressé un livre sur la dynamite et avoir fait des recherches sur les explosifs pour elle, mais a déclaré l’avoir dissuadée de commettre un attentat ».

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