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RebondissementA Grenoble, le suspect de l’affaire Bonfanti finalement relâché

Grenoble : Le suspect de l’affaire Bonfanti, qui a avoué le meurtre 36 ans après, finalement relâché

RebondissementEn mai 2022, cet homme avait fini par avouer avoir tué sa voisine, trente-six plus tôt. La cour de cassation a considéré que les faits de meurtre étaient prescrits
Le principal suspect de l'affaire Bonfanti a été relâché (illustration).
Le principal suspect de l'affaire Bonfanti a été relâché (illustration).  - Jeff Pachoud / AFP / AFP
20 Minutes avec AFP

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L’affaire pensait avoir trouvé son épilogue trente-six ans après les faits, lorsque le principal suspect, confondu une seconde fois, est passé aux aveux. L’homme, qui a reconnu avoir tué Marie-Thèrèse Bonfanti en 1986, a finalement été remis en liberté. Un coup de théâtre qui intervient après la décision de la cour de cassation rendue fin novembre.

Cette dernière a considéré que les faits étaient prescrits, désavouant ainsi la cour d’appel de Grenoble qui estimait que le délai de prescription s’appliquait au moment des aveux. Donc, à partir de mai 2022. Dans un communiqué, Eric Vaillant, le procureur de Grenoble a indiqué avoir « fait appel de cette remise en liberté », confirmant une information du Dauphiné Libéré.

Une « fenêtre de tirs très étroite »

Mère de deux enfants, Marie-Thérèse Bonfanti avait été tuée à l’âge de 25 ans. Elle avait disparu le 22 mai 1986 alors qu’elle distribuait des journaux à Pontcharra, en Isère. Un voisin avait été soupçonné puis relâché et l’enquête s’était soldée par un non-lieu en novembre 1987.

Mais le dossier de cet emblématique « cold case » avait rebondi en mai 2022 avec l’interpellation de ce même voisin, suivie de sa mise en examen et de son placement en détention provisoire. Il avait fini par reconnaître avoir tué Marie-Thérèse Bonfanti et avait indiqué où trouver la dépouille de la victime. Des fouilles organisées dans une forêt de l’Isère avaient permis la découverte du crâne de la jeune femme.

Pour un crime, le délai maximal de prescription est de trente ans. Le dossier a désormais été renvoyée devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Lyon. L’avocat de la famille de la victime a annoncé vouloir « re-plaider » devant cette instance. « Tout est encore possible même si la fenêtre de tir est très étroite », avait-il estimé fin novembre auprès de l’AFP.

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