20 Minutes : Actualités et infos en direct
l’attenteDans l’affaire Bygmalion, Sarkozy sera fixé sur son sort le 14 février

Affaire Bygmalion : Nicolas Sarkozy sera fixé sur son sort le 14 février

l’attenteLe procès en appel de l’affaire Bygmalion s’est achevé ce jeudi. Un an de prison avec sursis a été requis contre Nicolas Sarkozy qui connaîtra la décision des juges le 14 février 2024
En première instance, Nicolas Sarkozy avait été condamné à un an de prison ferme dans cette affaire Bygmalion. Illustration.
En première instance, Nicolas Sarkozy avait été condamné à un an de prison ferme dans cette affaire Bygmalion. Illustration. - Ludovic Marin / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Nicolas Sarkozy devra patienter jusqu’à la prochaine Saint-Valentin. C’est le 14 février 2024 que la cour d’appel de Paris rendra son jugement dans l’affaire Bygmalion dont le deuxième procès s’est achevé ce jeudi. Un an de prison avec sursis a été requis cette fois contre l’ex-Président de la République. Il avait été condamné à un an de prison ferme en première instance pour les dépenses excessives de sa campagne présidentielle perdue de 2012.

Invités à la fin du procès à s’exprimer s’ils le souhaitaient, ni Nicolas Sarkozy ni les autres prévenus n’ont fait de déclaration, disant n’avoir « rien à ajouter ».

Dans ce dossier, outre Nicolas Sarkozy, neuf personnes ayant fait appel étaient rejugées depuis le 8 novembre. Contrairement à ses coprévenus, l’ex-chef de l’Etat n’est pas mis en cause pour le système de fausses factures imaginé pour masquer l’explosion des dépenses de sa campagne qui ont atteint près de 43 millions d’euros alors que le plafond légal était de 22,5 millions.

« Fables » et « mensonges »

Mais, dans son jugement de première instance, le tribunal avait souligné que l’ancien locataire de l’Elysée avait « poursuivi l’organisation de meetings » électoraux, « demandant un meeting par jour », alors même qu’il « avait été averti par écrit » du risque de dépassement légal, puis du dépassement effectif.

Devant la cour d’appel, Nicolas Sarkozy a, comme lors du premier procès, contesté « vigoureusement toute responsabilité pénale », dénonçant « fables » et « mensonges ».

Il a par ailleurs accusé des proches de son rival d’alors à la tête de l’UMP Jean-François Copé – son directeur de cabinet Jérôme Lavrilleux, directeur adjoint de l’équipe de campagne, et l’agence de communication Bygmalion – de s’être enrichis. Son avocat, Vincent Desry, a plaidé sa relaxe. « M. Sarkozy n’a jamais eu connaissance d’un dépassement » du plafond légal des dépenses électorales, il « n’a jamais engagé de dépenses », a-t-il assuré. Le défenseur de l’Ex-chef de l’Etat a estimé qu’il avait été « impossible » au ministère public de « démontrer l’élément intentionnel » et « l’élément matériel » de l’infraction reprochée.

Les ennuis continuent

Contre les autres prévenus, le ministère public a requis des peines de 18 mois à quatre ans d’emprisonnement, toutes assorties de sursis, ainsi que des amendes de 10.000 à 30.000 euros et des interdictions d’exercer ou des inéligibilités pour certains d’entre eux.

Cette affaire s’ajoute à d’autres ennuis judiciaires pour Nicolas Sarkozy : il a été condamné en mai dernier dans l’affaire des écoutes à trois ans d’emprisonnement dont un ferme, une décision contre laquelle il s’est pourvu en cassation.

Il comparaîtra aussi en 2025 pour les soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. Il a par ailleurs été mis en examen, début octobre, dans le volet de cette affaire lié à la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine.

Sujets liés