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TribunalDes peines de prison requises contre tous les cyberharceleurs de Magali Berdah

Magali Berdah : Des peines de prison requises contre tous les prévenus jugés pour cyberharcèlement

TribunalDeux autres procès devraient avoir lieu dans les prochaines semaines pour la même affaire de cyberharcèlement contre Magali Berdah
Magali Berdah : 28 personnes jugées pour cyberharcèlement
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Après quatre jours d’audience, les réquisitions sont finalement tombées ce mardi contre les treize personnes jugées à Paris pour le cyberharcèlement de Magali Berdah. Les peines vont de cinq mois de prison avec sursis à six mois de prison ferme. La magistrate a en outre demandé au tribunal de contraindre tous les prévenus à suivre un stage de citoyenneté.

« Insultes, menaces, propagation de rumeurs, incitation au suicide, publication de données personnelles : rien n’a été épargné » à Magali Berdah, a souligné dans son réquisitoire devant le tribunal correctionnel la substitut du procureur, Sophie Touchais. Or « le cyberharcèlement ne s’arrête pas à Internet, il s’infiltre dans votre vie et dans celle de vos proches » et « peut conduire au suicide », a-t-elle ajouté, soulignant les graves répercussions psychologiques de cette affaire pour la victime, venue raconter à la barre qu’elle avait été « à deux doigts de (se) jeter par la fenêtre ».

« L’antisémitisme et le sexisme ont agi comme un booster »

De telles réquisitions montrent qu'« on est à un tournant dans la prise de conscience de ce qu’est le cyberharcèlement et la gravité de ses conséquences », a commenté auprès de l’AFP, lors d’une suspension d’audience, l’une des avocates de Magali Berdah, Me Rachel-Flore Pardo.

La peine la plus lourde, soit un an de prison dont six mois avec sursis, a été requise contre un homme de 32 ans, qui avait écrit à la victime : « Dommage que Hitler ne s’est pas occupé de tes grands-parents » (sic). Dans ce dossier, « l’antisémitisme et le sexisme ont agi comme un booster du cyberharcèlement », a observé devant le tribunal Me Rachel-Flore Pardo. « Rien ne saurait justifier la violence et certainement pas le comportement de la personne qui en est la cible », a-t-elle ajouté, en référence aux polémiques ayant visé Shauna Events, la société de Magali Berdah qui met en relation influenceurs et marques.

Ces controverses ont notamment été relayées par le rappeur Booba – mis en examen dans ce dossier mais pas concerné par le procès en cours. Booba s’est lancé en 2022 dans une croisade contre Magali Berdah et ceux qu’il appelle les « influvoleurs », qu’il accuse de multiples arnaques au préjudice des internautes. Cette procédure pour cyberharcèlement concerne au total 28 prévenus. Parmi eux, 15 doivent être jugés pour des faits similaires lors de deux procès ultérieurs, mi-décembre et fin janvier.

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