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procEs en appelRetour de Nicolas Zepeda aux assises pour l’assassinat de Narumi Kurosaki

Assassinat de Narumi Kurosaki : Reconnu coupable en première instance, Nicolas Zepeda de retour aux assises

procEs en appelEn 2022 à Besançon, la cour avait condamné Nicolas Zepeda à 28 années de réclusion criminelle
Nicolas Zepeda au premier jour de son procès en premiere instance, à Besancon le 29 mars 2022.
Nicolas Zepeda au premier jour de son procès en premiere instance, à Besancon le 29 mars 2022. - PATRICK HERTZOG / AFP
20 Minutes avec AFP

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Face à des indices qui l’accablent, Nicolas Zepeda va une nouvelle fois tenter, à partir de ce lundi, de convaincre de son innocence. Reconnu coupable en première instance de l’assassinat de la Japonaise Narumi Kurosaki, ce Chilien âgé de 32 ans va en effet être jugé en appel à Vesoul devant la cour d’assises de Haute-Saône.

Un dossier de 8.000 pages, des enquêteurs mobilisés en France, au Japon et au Chili, une avalanche d’éléments à charge mais pas de corps et encore moins d’aveux : les jurés ont trois semaines pour déterminer la responsabilité de l’accusé dans la disparition de son ex-compagne, survenue le 5 décembre 2016.

Des « cris de terreur » entendus la nuit de la disparition

En séjour universitaire en France, l’étudiante japonaise, alors âgée de 21 ans, n’a plus été vue depuis cette date. La veille, elle avait eu la surprise de découvrir Nicolas Zepeda sur le campus : il venait de traverser l’Atlantique sans prévenir, plusieurs semaines après leur rupture.

Les anciens amants étaient rentrés ensemble dans la chambre louée par Narumi Kurosaki dans une résidence à Besançon, après avoir dîné au restaurant. La nuit même, des « cris de terreur » avaient réveillé bon nombre d’étudiants, mais aucun n’avait prévenu les secours ou la police. Et dans les jours suivants, des messages avaient été envoyés depuis l’adresse e-mail et le compte Facebook de Narumi Kurosaki. Rien ne prouve cependant que la jeune femme était toujours en vie : Nicolas Zepeda connaissait les identifiants de Narumi, et les enquêteurs estiment qu’il a sciemment diffusé ces messages pour couvrir sa fuite, le temps de reprendre l’avion dans l’autre sens.

Une fois au Chili, il s’était d’ailleurs réjoui auprès de son cousin que son pays n’avait « aucun accord d’extradition avec la France ». Il a fallu toute la ténacité de la juge d’instruction et du procureur, qui se sont rendus en personne à Santiago, pour finalement obtenir son extradition.

Nicolas Zepeda nie en bloc

En première instance, en avril 2022 à Besançon, le Chilien, décrit comme possessif et jaloux, avait été questionné des heures durant par les juges, l’avocat général, et les avocats des parties, niant continuellement toute implication, jusqu’à crier en larmes dans la salle d’audience. Même sa propre avocate, Jacqueline Laffont avait essayé de lui faire tenir un autre discours : « Est-ce que vous êtes en mesure d’aider à retrouver ce corps aujourd’hui ? », l’avait-elle interrogé, mais son client n’avait pas dévié de sa ligne.

A l’issue de ce procès éprouvant, rendu parfois compliqué par les nécessaires traductions des échanges en espagnol et en japonais, la cour l’avait finalement jugé coupable d’assassinat, le condamnant à 28 années de réclusion criminelle. Son procès en appel devait se tenir en février, mais à l’ouverture des débats son nouvel avocat, Antoine Vey, était absent. Nicolas Zepeda avait alors sollicité un autre avocat, Renaud Portejoie, qui avait demandé et obtenu un délai pour préparer sa défense.

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