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HomicideA qui appartiennent les ossements retrouvés dans les Pyrénées-Orientales ?

Pyrénées-Orientales : A qui appartiennent les ossements retrouvés dans un bois ?

HomicideTout est parti d’un renseignement parvenu aux services sociaux de l’Hérault en 2022 relatifs aux circonstances de la disparition d’Hélène Sanchez-Parra
Illustration d'une gendarmerie.
Illustration d'une gendarmerie. - ROMAIN DOUCELIN/SIPA / SIPA
Jérôme Diesnis

Jérôme Diesnis

L'essentiel

  • Les ossements découverts dans les Pyrénées-Orientales sont très certainement, ceux d’Hélène Sanchez-Parra, une mère de trois enfants disparue subitement en juin 2017.
  • Le témoignage d’un homme, soupçonné d’avoir aidé à cacher le corps de la victime, a permis de découvrir ces restes humains.
  • Le mari d’Hélène Sanchez-Parra a été interpellé en Corse et va être transféré à Perpignan. il sera entendu dimanche par le juge en charge de l’instruction de l’enquête.

Les gendarmes ont déterré, lundi, des ossements dans les Pyrénées-Orientales. L’information, révélée par RTL, a été confirmée par le procureur de la République adjoint de Perpignan, Philippe Latgé. Il s’agit très certainement des restes d’Hélène Sanchez-Parra. Cette mère de famille de trois enfants avait soudainement disparu de son domicile de Sournia, une commune située à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de Perpignan, en juin 2017. Une autopsie et un examen des ossements par un paléontologue sont programmés lundi prochain.

Pourquoi l’enquête a-t-elle rebondi, six ans après la disparition de cette femme ?

En avril 2022, un renseignement est parvenu aux services sociaux de l’Hérault, faisant état de « nouveaux éléments », relatifs aux circonstances de la disparition d’Hélène Sanchez-Parra (également appelée Hélène Buoniconti, du nom de son mari, lors de sa disparition). Des éléments « rapportés par plusieurs membres de la famille », souligne le parquet, sans que l’on sache de quoi il s’agissait précisément et si les enfants du couple en étaient à l’origine. Mais ils étaient suffisamment précis et importants pour que soit ouverte, au tribunal judiciaire de Perpignan, une information judiciaire contre X des chefs de meurtre.

Qui est « le deuxième homme » qui a emmené les gendarmes aux restes de la victime ?

Cet individu, aujourd’hui âgé de 56 ans, est présenté par la justice comme un proche du couple. A tel point qu’il vivait sous leur toit. Lundi, les gendarmes de la section de recherche de Montpellier, agissant sur commission rogatoire, l’ont placé en garde à vue. Rapidement, l’homme aurait avoué la mort d’Hélène Sanchez-Parra. Il a alors conduit les militaires dans des sous-bois. Là, des ossements ont été retrouvés, mais aussi des morceaux d’arme à feu. Il pourrait s’agir de l’arme du crime. Les ossements ont été découverts à l’entrée du village, près d’une ancienne carrière.

Quel est le rôle joué par le mari ?

L’homme, qui a amené les gendarmes jusqu’aux restes de la victime, a été mis en examen. Non pas pour meurtre, mais pour « recel de cadavre, modification des lieux d’un crime et non-dénonciation d’un crime ». Il a été placé sous contrôle judiciaire. Pour le juge d’instruction, il n’est donc pas, à ce stade de l’enquête, le principal suspect dans la mort d’Hélène Sanchez-Parra. En revanche, son mari a également été interpellé, en Corse, où il réside désormais. Il serait, selon RTL, le principal suspect dans cette enquête. A l’issue de sa garde à vue, le magistrat instructeur a délivré un mandat d‘amener à son encontre. Il va être transféré à Perpignan, en vue de son interrogatoire de première comparution, qui devrait intervenir dimanche. Un troisième homme, interpellé lundi, a pour sa part été libéré sans poursuite, à l’issue de sa garde à vue.


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