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violences faites aux femmesTrente ans de réclusion pour une tentative de féminicide en récidive à Metz

Metz : Trente ans de réclusion criminelle pour une tentative de féminicide en récidive

violences faites aux femmesUn homme a été condamné mardi pour avoir tenté d’assassiner sa femme en 2018. Il avait déjà été condamné en 2004 pour avoir tué sa compagne de l’époque
Dans un palais de justice. (Illustration)
Dans un palais de justice. (Illustration) - C. VILLEMAIN / 20 Minutes / 20 Minutes
Gilles Varela

G.V. avec AFP

Déjà condamné en 2004 à vingt ans par la cour d’assises de la Guadeloupe pour avoir tué à Sainte-Anne sa compagne de l’époque de seize coups de couteau, un homme était à nouveau jugé mardi à Metz. Il comparaissait cette fois devant la justice pour avoir tenté d’assassiner sa nouvelle femme, en 2018. Le prévenu a finalement été condamné à trente ans de réclusion criminelle avec une période de sûreté des 2/3. La cour a en outre demandé qu’il bénéficie d’un suivi psychologique.

En première instance, pour cette tentative d’assassinat en 2018, il avait déjà été condamné à trente ans de réclusion criminelle à Nancy mais l’altération de son discernement n’avait pas été retenue.

Dans son arrêt, la cour d’assises d’appel de la Moselle l’a retenue, considérant qu’elle avait pu entraver ses actes mais, « sur les faits et votre personnalité, de nombreux éléments justifient la durée de votre peine », a précisé le président Nicolas Faltot, estimant qu’il était « indispensable de protéger la société » de l’accusé, alors en récidive. Une altération à laquelle n’a pas cru la partie civile, défendue par Maître Elodie Lambert, ni le ministère public.

« Une peine conforme »

La peine prononcée est conforme aux réquisitions de l’avocate générale Agnès Cordier, « consciente de requérir une peine d’élimination sociale ». La crainte de le voir « ressortir dans quinze ans, se remettre en ménage et risquer de tuer sa prochaine femme », comme l’a plaidé l’avocate, est écartée.

La défense, assurée par Maître Randall Schwerdorffer, estime que la décision de la cour « est satisfaisante juridiquement et intellectuellement honnête : une décision de cour d’assises ».

Pour rappel, le matin du 2 octobre 2018, à Liverdun (Meurthe-et-Moselle), l’accusé s’était rendu au domicile de son épouse et l’avait attendue caché derrière un buisson, muni d’un couteau de cuisine et d’une lettre d’adieu. Lorsque sa femme était arrivée en voiture, vers sept heures, il lui avait assené un premier coup de couteau alors qu’elle essayait d’ouvrir la porte de son appartement, en pleine rue, avant de tenter de l’étrangler au sol. Croyant qu’elle avait perdu connaissance, il avait lâché son emprise pour monter à bord du véhicule de son épouse. Celle-ci avait alors profité du moment pour ramper se réfugier chez les voisins, l’un d’eux ayant permis de mettre l’agresseur en fuite.

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