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InjuresLa plainte du journal « Le Poher » contre un site d’extrême droite rejetée

Finistère : L’hebdomadaire « Le Poher » en lutte contre un site d’extrême droite débouté de ses demandes

InjuresLa rédaction du Poher basée à Carhaix avait porté plainte pour injure et diffamation pour avoir été traité de « misérable torchon d’extrême gauche »
La rédaction du Poher, basée à Carhaix, a plusieurs fois été la cible de menaces de mort et d'alerte à la bombe.
La rédaction du Poher, basée à Carhaix, a plusieurs fois été la cible de menaces de mort et d'alerte à la bombe.  - Google Maps / Google Maps
Camille Allain

C. A. avec AFP

Les demandes formulées par l’hebdomadaire n’ont pas été jugées recevables par le tribunal de Lorient (Morbihan). Saisie par la direction du journal Le Poher pour des faits d’injures et de diffamation proférés sur un site d’extrême droite, la juridiction lorientaise a débouté l’hebdomadaire de Carhaix de ses demandes. Victime d’intimidations et de menaces de mort, l’hebdomadaire avait porté plainte suite à la diffusion d’un article publié sur le site d’extrême droite Résistance républicaine rédigé par Bernard Germain.

Dans ce texte, toujours en ligne, le journal de Carhaix est qualifié de « misérable torchon d’extrême gauche ». Ses lecteurs y sont traités de « débiles », et l’une de ses journalistes est accusée d’être « vendue aux immigrationnistes et mondialistes » et « collabo ».

La plainte ne visait pas les bonnes personnes

En cause ? Des articles autour du centre d’accueil pour réfugiés de Callac. Contesté par des partis et groupuscules d’extrême droite, ce projet porté par la municipalité costarmoricaine et par une association humaniste a finalement été abandonné. Suite à la publication de l’article sur le site anti islam, l’avocat du Poher avait demandé au tribunal civil de Lorient d’ordonner le retrait de l’article et la publication du jugement sur le site d’extrême droite, ainsi que dans la presse régionale.

Les demandes de l’avocat ont été rejetées car « les bonnes personnes n’ont pas été assignées », a expliqué la chambre civile du tribunal de Lorient. La loi sur la liberté de la presse prévoit en effet que le directeur de publication soit poursuivi comme auteur principal et à défaut, l’auteur de l’article. Ce qui n’était pas le cas dans cette affaire, qui visait avant tout l’auteur et l’association pilotant le site.

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