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Pure bêtiseLe saccage des Restos du cœur de Wattrelos va coûter très cher

Nord : Le saccage des Restos du cœur de Wattrelos va coûter très cher

Pure bêtiseInterpellés, les deux jeunes accusés d’avoir vandalisé les Restos du cœur de Wattrelos seront jugés en octobre et novembre. Mais les deux heures passées à « s’amuser » en vandalisant douze véhicules ont un coût qu’ils ne pourront assumer
Douze véhicules des Restos du cœur avaient été vandalisés le 1er septembre dernier, à Wattrelos, dans le Nord.
Douze véhicules des Restos du cœur avaient été vandalisés le 1er septembre dernier, à Wattrelos, dans le Nord. - M.Libert / 20 Minutes / 20 Minutes
Mikaël Libert

Mikaël Libert

L'essentiel

  • Un jeune majeur et un mineur seront jugés en octobre et novembre pour le saccage de véhicules appartenant aux Restos du cœur de Wattrelos.
  • Tous deux devront répondre de « dégradations volontaires » commises pendant deux heures, sous l’œil des caméras de surveillance.
  • Si le coût précis des dégâts reste à finaliser, l’association l’estime déjà à plusieurs centaines de milliers d’euros.

«Les mômes s’amusent avec rien, ils ramassent un rat mort dans le caniveau et ils jouent à Davy Crockett », disait Coluche en 1975 dans son sketch Je me marre. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Pour s’éclater, certains jeunes n’hésitent pas à vandaliser, détruire, voire brûler. C’est ce dont sont soupçonnés un jeune majeur et un mineur au préjudice des Restos du cœur de Wattrelos, dans le Nord.

Les deux mis en cause répondront séparément des accusations de dégradations volontaires dont ils sont l’objet. Le premier, majeur, a été placé en détention provisoire dans l’attente de son jugement qui interviendra le 18 octobre prochain lors d’une audience de comparution immédiate. Le second, mineur sous contrôle judiciaire, comparaîtra début novembre devant le juge des enfants. Quoi qu’il en soit, tous deux seront confrontés à des éléments accablants, à commencer par la vidéo de toute la scène, capturée par les caméras de surveillance de l’entrepôt.

Ils regardent la caméra de surveillance, sourient et continuent

Selon le président des Restos de la métropole lilloise, Thierry Sarrazin, la quasi-totalité des actes de vandalisme a été filmée. « A un moment, sur la bande de vidéosurveillance, on peut voir ces gamins regarder la caméra, sourire, puis continuer de casser », se souvient-il. C’est encore grâce à la vidéo qu’il a pu constater le déroulé de l’équipée sauvage des vandales. « Ils sont venus une première fois. Ils ont sonné pour vérifier qu’il n’y avait personne puis sont revenus plus tard pour commettre les dégradations », raconte Thierry Sarrazin. Et là, le carnage a duré deux heures.

Pare-brise et vitres brisés, tableaux de bord arrachés, pneus crevés, extincteurs vidés dans les camions… Comme nous l’avons déjà écrit, ce sont douze véhicules qui ont ainsi été plus ou moins détériorés. « Ils n’ont pas pu entrer dans l’entrepôt, qui était fermé. En revanche ils sont entrés dans une autre dépendance et ont préparé des ordinateurs pour les voler, malgré l’alarme qui s’était déclenchée », poursuit le président. Seule l’arrivée d’un salarié a fait fuir les suspects.

Côté Restos du cœur, l’addition n’est pas finalisée. Le chiffre d’un préjudice de 300.000 euros a d’abord été avancé, mais il est à nuancer aujourd’hui. « Nous attendons le rapport des experts pour chiffrer exactement les coûts. Ce que l’on sait déjà, c’est que seuls trois des douze véhicules sont couverts pour les bris de glaces pour des raisons de vétusté », déplore Thierry Sarrazin. Alors, si la note sera salée, il y a tout de même une bonne nouvelle : « L’un des véhicules qui a le plus souffert, considéré comme épave, sera réparé gracieusement par un garagiste de la région. Cela nous épargne l’achat d’un véhicule équivalent ».

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