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ProcèsPrison avec sursis requise contre les propriétaires de logements insalubres

Montpellier : Prison avec sursis requise contre les propriétaires de logements insalubres

ProcèsLes prévenus sont soupçonnés d’avoir loué au prix fort à Montpellier des appartements dans un état indécent à des personnes « vulnérables »
Le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault).
Le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault). - N. Bonzom / Maxele Presse / Maxele Presse
Nicolas Bonzom

N.B. avec AFP

Des peines allant de 3 à 12 mois de prison avec sursis ont été requises, mercredi, devant le tribunal correctionnel de Montpellier (Hérault), contre des personnes soupçonnées d’avoir loué au prix fort des appartements insalubres à des personnes « vulnérables », dans des conditions « incompatibles avec la dignité humaine ». Le jugement a été mis en délibéré. Les prévenus seront fixés sur leur sort le 15 novembre prochain.

« Les désordres constatés dans cet immeuble sont plus que nombreux », a dénoncé le procureur de la République, Nemanja Despotovic, après avoir remercié les directrices des associations de la Fondation Abbé-Pierre et Habiter Enfin d’avoir alerté le parquet en 2021, « avant que le pire ne se produise ». Le procès s’est déroulé dans une ambiance tendue, les avocats de la défense dénonçant une procédure « pleine de carences ».

Moisissures, punaises, cafards…

Trois propriétaires, leur « homme de main » présumé et quatre sociétés sont poursuivis par la justice dans ce procès pour « soumission de personnes vulnérables ou dépendantes à des conditions d’hébergement incompatibles avec la dignité humaine », « mise en danger de la vie d’autrui », mais aussi « menaces ou actes d’intimidation ».

Sur sept étages, dans le quartier de la Mosson, à Montpellier, la résidence incriminée abrite 110 logements de 24 à 44 mètres carrés, dont 45 ont été déclarés indécents. Les enquêteurs ont relevé des moisissures, la présence de punaises et de cafards, des branchements électriques dangereux, des infiltrations, des garde-corps descellés, etc.

La métropole de Montpellier, partie civile dans ce procès, a acquis en 2022 l’intégralité de l’immeuble, et a prévu sa démolition en 2028. Les relogements des locataires ont débuté.

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