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POLITIQUELe maire de Brest convoqué pour recel d’abus de confiance

Brest : Le maire François Cuillandre convoqué pour recel d’abus de confiance

POLITIQUEL’élu socialiste sera entendu le 21 septembre dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable
François Cuillandre est maire de Brest depuis 2001.
François Cuillandre est maire de Brest depuis 2001. - Damien Meyer / AFP / 20 Minutes
20 Minutes avec AFP

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Il va échapper à un procès public. Poursuivi pour recel d’abus de confiance, le maire de Brest François Cuillandre sera convoqué le 21 septembre devant le tribunal dans le cadre d’une procédure de plaider-coupable, a-t-on appris mercredi auprès du parquet. L’élu socialiste se verra ainsi proposer une peine par le procureur de la République, lors d’un entretien en présence de son avocat. Puis le président du tribunal devra homologuer la procédure lors d’une audience publique.

« Il n’est pas certain que ça aboutira », a prévenu le procureur Camille Miansoni. Le maire peut en effet accepter, ou non, la proposition de peine ou demander un délai pour réfléchir. Le président du tribunal peut également refuser d’homologuer la procédure. « On est sur des procédures très peu orthodoxes, d’autant que le prévenu a toujours contesté les faits », a dénoncé Maître David Rajjou, avocat de l’association Anticor, qui entend contester l’homologation de la procédure.

Une affaire d’indemnités des élus socialistes

L’affaire dans laquelle François Cuillandre est poursuivi avait débuté le 11 avril 2018 après la publication de plusieurs articles du Télégramme évoquant de possibles détournements de fonds commis par l’association Vivre à Brest. Cette association percevait les indemnités des élus PS directement de la trésorerie municipale de Brest avant de les reverser aux élus dans le cadre d’un système de mutualisation. François Cuillandre, bien que ne participant pas au système de mutualisation depuis qu’il a été élu maire en 2002, avait perçu 46.000 euros entre janvier 2007 et novembre 2016, notamment pour des remboursements de frais de campagne ou de cotisations au Parti socialiste, selon l’ordonnance de renvoi en correctionnelle.

Le maire s’était justifié durant l’enquête en disant avoir été un gros contributeur de l’association par le passé, à hauteur de 100.000 euros entre 1989 et 2000, et avait estimé normal que l’association lui rembourse des sommes engagées au bénéfice de tous les élus socialistes. Il avait en outre perçu 9.000 euros en avance ou prêts, dont 4.000 euros destinés au financement de l’activité professionnelle de son fils. Mis en examen en octobre 2019, il a toujours nié avoir commis une infraction.

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