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La justice a tranchéLes travaux de l'A69 entre Toulouse et Castres ne seront pas suspendus

Projet d’autoroute A69 : Les travaux ne seront pas suspendus

La justice a tranchéLa justice a rejeté le recours demandant la suspension des travaux de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres
De nombreuses associations s'opposent à ce projet. Photo durant une des manifestations.
De nombreuses associations s'opposent à ce projet. Photo durant une des manifestations.  - PASCAL RODRIGUEZ/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L'essentiel

  • Le tribunal administratif de Toulouse examinait la semaine dernière un référé de suspension déposé par les opposants à l’autoroute A69 pour mettre en pause les travaux.
  • La dizaine d’associations derrière ce référé dénonce l’impact écologique du projet tout en soulignant l’absence d’impératif majeur et d’intérêt public de cette autoroute.
  • La justice estime elle de son côté que ce projet est justifié et que l’évaluation environnementale était suffisante. Le recours a donc été rejeté. Un autre recours au fond contre la construction de l'A69 a été déposé

La douche est froide ce mercredi pour les opposants au projet de l’autoroute A69. Le juge des référés du tribunal administratif de Toulouse a rejeté mardi un recours demandant la suspension des travaux de l’autoroute A69 entre Toulouse et Castres déposé par plusieurs associations environnementales, a-t-on appris mercredi auprès du tribunal. Dans leur demande, ces associations, parmi lesquelles France Nature Environnement, les Amis de la terre, ou le collectif La Voie est libre, estimaient qu’il existait un « doute sérieux sur la légalité de l’autorisation environnementale » accordée en mars pour ces travaux.

Mais le tribunal a estimé, dans un communiqué sur le jugement, « que, contrairement à ce qui était soutenu, l’évaluation environnementale (…) était suffisante » tant sur les conséquences prévisibles du projet d’autoroute sur le développement de l’urbanisation à ses abords que concernant son impact sur les paysages ou l’environnement. « Dans ces conditions, il a été jugé que le moyen tiré de l’insuffisance de l’étude d’impact n’était pas de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l’autorisation », a expliqué le tribunal.

Un projet justifié pour la justice

Par ailleurs, ce dernier a considéré que « le gain de temps d’environ 20 minutes sur le parcours » (entre Toulouse et Castres), « l’effet positif sur la Sécurité routière par l’évitement du centre de certaines communes » et le « rééquilibrage territorial attendu le bassin de Castres-Mazamet et l’aire d’influence de la métropole toulousaine » justifiaient bien le projet d’autoroute et les dérogations à l’interdiction de porter atteinte aux espèces protégées, qui lui ont été accordées.

Contactée par l’AFP, l’avocate des associations, Me Alice Terrasse, a qualifié la décision du tribunal d'« incompréhensible », estimant que « rien n’était démontré » concernant l’utilité du projet, notamment dans le cadre du désenclavement de Castres. Un autre recours au fond contre la construction de l'A69 a été déposé mais aucune date d’audience n’a pour le moment été fixée, a précisé l’avocate.

De son côté, la société Atosca, en charge des travaux, s’est satisfaite de la décision. « Les travaux se poursuivent donc selon le calendrier prévu et Atosca maintient son objectif d’une mise en service en 2025 », a-t-elle indiqué dans un communiqué. Au printemps, plusieurs milliers d’opposants à la construction de cette portion d’autoroute de 53 km avaient manifesté pour dénoncer ce projet jugé contradictoire avec l’urgence climatique.

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