20 Minutes : Actualités et infos en direct
COLèreA Marseille, une nouvelle enquête concernant des violences policières

Marseille : Nouvelle enquête du parquet concernant des violences policières

COLèreAlors que la mise en examen de quatre policiers, dont un agent de la BAC placé en détention, suscite l’indignation de leurs collègues. Une nouvelle plainte a été déposée par un jeune dans la cité phocéenne
L'assassinat de Nahel M., 17 ans, a déclenché des émeutes dans plusieurs villes de France ainsi qu'à Marseille. Lors des manifestations à Marseille, la police a fait usage de nombreux gaz lacrymogènes et a arrêté de nombreux manifestants.
L'assassinat de Nahel M., 17 ans, a déclenché des émeutes dans plusieurs villes de France ainsi qu'à Marseille. Lors des manifestations à Marseille, la police a fait usage de nombreux gaz lacrymogènes et a arrêté de nombreux manifestants.  - SENER YILMAZ ASLAN/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Le parquet de Marseille a ouvert une nouvelle enquête concernant des faits présumés de violences policières lors des nuits d’émeutes entre fin juin et début juillet dans la cité phocéenne, à la suite d’une plainte déposée par un jeune homme, a-t-on appris ce lundi.

L’enquête a été ouverte des chefs de « violences volontaires en réunion ayant entraîné une mutilation ou infirmité permanente par personne dépositaire de l’autorité publique et avec arme », a indiqué à l’AFP le parquet, confirmant une information du quotidien régional La Provence. Il n’a cependant pas voulu détailler le nombre de fonctionnaires de police concernés, précisant juste que les faits se seraient déroulés dans la nuit du 30 juin au 1er juillet.

Quatre policiers déjà mis en examen

Lors de cette nuit, le centre de Marseille avait été en proie à de violentes émeutes qui avaient suivi la mort de Nahel, un adolescent de 17 ans tué par un policier à Nanterre lors d’un contrôle routier le 27 juin.

L’annonce de cette nouvelle enquête du parquet de Marseille intervient alors que quatre policiers de cette même ville ont été mis en examen la semaine dernière et l’un d’eux placé en détention provisoire. Ils sont soupçonnés d’avoir roué de coups un jeune homme en marge des émeutes début juillet.

« Nul n’est au-dessus de la loi »

Ce placement en détention provisoire a suscité la colère des policiers, soutenus par le directeur général de la police. Les syndicats de magistrats eux ont jugé « gravissimes » les déclarations la veille du directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux, souhaitant la libération de ce policier de la BAC de Marseille.

Depuis La Nouvelle-Calédonie, le président de la République Emmanuel Macron a dit comprendre « l’émotion » des policiers tout en précisant que « nul en République n’est au-dessus de la loi ».

Sujets liés