20 Minutes : Actualités et infos en direct
enquêteCoran brûlé et arrestations en série en Suède

Coran brûlé en Suède : Cinq arrestations pour un projet d’attentat islamiste

enquêteLa justice suédoise a décidé d’annuler des interdictions de manifestations prévoyant des autodafés du livre sacré de l’islam
Des manifestants indonésiens brûlent un drapeau suédois, pour protester contre les corans brûlés par des militants d'extrême droite dans le pays scandinave.
Des manifestants indonésiens brûlent un drapeau suédois, pour protester contre les corans brûlés par des militants d'extrême droite dans le pays scandinave.  -  Chaideer Mahyuddin / AFP
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

L’affaire du Coran brûlé reprend de la vigueur. En Suède, cinq personnes suspectées de préparer un attentat islamiste en représailles ont été interpellées mardi. L’autodafé commis par l’extrémiste anti-islam Rasmus Paludan avait déjà eu de graves conséquences internationales, en déclenchant une série de protestations officielles en Turquie et dans le reste du monde musulman, compromettant un peu plus la candidature de la Suède à l’Otan.

Ces arrestations, les premières liées à cette affaire, ont coïncidé avec une décision de la justice suédoise d’annuler des interdictions de manifestations prévoyant des autodafés du livre sacré de l’islam. Après avoir autorisé la première manifestation début janvier de l’extrémiste, présentée comme une action anti-Otan, la police suédoise avait finalement décidé d’interdire d’autres manifestations similaires, invoquant un risque élevé d’attentats.

Le dossier empoisonne le gouvernement suédois, qui s’est refusé à introduire une loi interdisant de brûler publiquement le Coran et autres symboles religieux, comme dans d’autres pays d’Europe.

Un droit de manifestation très libéral en Suède

Stockholm s’est retrouvé coincé entre le droit suédois sur la liberté de manifestation, très libéral, et l’émotion du monde musulman et notamment de la Turquie. « La liberté d’expression est une part fondamentale de la démocratie. Mais ce qui est légal n’est pas nécessairement approprié », avait réagi le Premier ministre Ulf Kristersson début janvier, déplorant « un acte profondément irrespectueux ».

Cette déclaration n’avait pas suffi à calmer la colère du président turc Recep Tayyip Erdogan, qui bloque le dossier d’adhésion à l’Otan du pays scandinave. Au niveau des autodafés, la juge chargée du dossier a considéré que les menaces invoquées par la police pour les interdire n’étaient « pas suffisamment concrètes ou liées aux manifestations en question », indique le tribunal dans un communiqué.

Sujets liés