Match Nice-Cologne : Un an de prison pour le supporteur du PSG qui avait chuté d’une tribune

DECISION Un chauffeur de bus à la RATP, supporteur ultra du PSG, qui avait pris part aux bagarres avant le match Nice-Cologne, était poursuivi pour « usage de fusée, jet de projectile et violence en réunion »

Fabien Binacchi
— 
De très violents affrontements avaient éclaté dans les rues de Nice et dans le stade avant le match Nice-Cologne du 8 septembre 2022
De très violents affrontements avaient éclaté dans les rues de Nice et dans le stade avant le match Nice-Cologne du 8 septembre 2022 — Ralf Treese/DeFodi Images/Shutte
  • Un chauffeur de bus à la RATP, supporteur ultra du PSG, qui avait pris part aux bagarres avant le match Nice-Cologne et qui avait lourdement chuté d’une tribune, a été condamné ce mercredi à Nice à un an de prison, dont six mois ferme, pour « usage de fusée ou artifice, jet de projectile et violence en réunion ».
  • Sa peine, qui sera effectuée à domicile, sous surveillance électronique, est assortie d’une interdiction de séjour dans les Alpes-Maritimes pendant deux ans. Il lui est aussi interdit, sur la même période, d’assister aux matchs du PSG.
  • Aucune autre arrestation n’a eu lieu en France dans le cadre de cette affaire mais le procureur de la République de Nice a confirmé ce mercredi à 20 Minutes que « plusieurs enquêtes » étaient toujours « en cours ».

Le 8 septembre 2022, le match de Ligue Europa entre l’OGC Nice et le FC Cologne avait été retardé par de très violents affrontements aux abords puis à l’intérieur du stade Allianz Riviera. Un chauffeur de bus à la RATP, supporteur ultra du PSG, qui avait pris part aux bagarres et qui avait lourdement chuté d’une tribune, a été condamné ce mercredi à Nice à un an de prison, dont six mois ferme, pour « usage de fusée ou artifice, jet de projectile et violence en réunion ».



Une peine qui sera effectuée à domicile, sous surveillance électronique. Cet homme de 33 ans, résident de Livry-Gargan (Seine-Saint-Denis), est également interdit de séjour dans les Alpes-Maritimes pendant deux ans. Durée pendant laquelle il lui est aussi proscrit de se rendre dans un stade où jouera le PSG. Le tribunal correctionnel de Nice a décidé de ne pas faire inscrire cette condamnation à son casier judiciaire.

« C’est une décision raisonnable », a réagi son avocat Martin Mechin, qui a indiqué que son client ne ferait « probablement pas appel ».

Comparé à « un hooligan »

Placé en garde à vue dès sa sortie de l’hôpital où il avait été admis dans un état critique, le trentenaire avait eu huit côtes et une omoplate cassée. Il sortait alors de quatre jours de coma, avait précisé son avocat. « Très alcoolisé » au moment des faits, selon le directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes, l’homme avait assuré à l’audience que son comportement ce jour-là était « un accident ».

« J’ai mis en péril ma vie de famille. Ça ne se reproduirait pas » avait-il également juré le 15 septembre 2022 au palais de justice de Nice. Le représentant du parquet l’avait alors comparé à « un hooligan ».

Lors de ces incidents en tribunes, 32 personnes avaient été blessées et quatre hospitalisées. L’OGC Nice, partie civile, a obtenu 1 euro de dommages et intérêts.

« Plusieurs enquêtes » toujours « en cours »

Ce Francilien est le premier à être condamné à la suite de ces affrontements qui avaient impliqué des centaines de personnes, dont certaines agissaient cagoulées. Une vingtaine d’ultras du PSG, appartenant au groupe dissous en 2010 des Supras d’Auteuil, s’était infiltrée parmi les supporteurs du FC Cologne.

Début octobre, la police allemande annonçait avoir procédé à cinq interpellations à Cologne et dans d’autres villes proches, dans le cadre de cette affaire. En France, aucune autre arrestation n’a eu lieu mais le procureur de la République de Nice a confirmé ce mercredi à 20 Minutes que « plusieurs enquêtes » étaient toujours « en cours ».