Marseille : Jusqu’à un an ferme requis dans l’affaire d’escroquerie à la viande de cheval

PROCES Des chevaux utilisés par Sanofi pour fabriquer des médicaments ont été ensuite revendus pour être consommés

20 Minutes avec AFP
Illustration de viande de cheval
Illustration de viande de cheval — Philippe Huguen AFP

« Ce trafic a mis dans l’assiette du consommateur de la viande de cheval interdite à la consommation, c’est aussi simple que cela » : jusqu’à un an de prison ferme a été requis mardi au procès d’une vaste fraude impliquant notamment des chevaux d’une ferme laboratoire de Sanofi-Pasteur.

Dans son réquisitoire, au tribunal correctionnel de Marseille, le procureur adjoint Jean-Yves Lourgouilloux a requis la condamnation de 21 des 25 prévenus jugés depuis le 9 janvier, demandant des peines de trois mois de prison avec sursis à trois ans de prison dont un an ferme.

Délibéré fin février

La réquisition la plus lourde a visé Patrick Rochette, 68 ans, négociant grossiste en viande de cheval à Narbonne (Aude), qui a reconnu avoir falsifié les papiers de dizaines de chevaux provenant d’une ferme laboratoire de Sanofi-Pasteur en Ardèche. Impropres à la consommation, après avoir servi à l’élaboration de sérums antirabiques ou antivenimeux, ces animaux avaient été abattus à Narbonne et en Espagne puis leurs carcasses écoulées auprès de boucheries en Occitanie.

Concédant l’ancienneté d’un dossier qui remonte à 2011, le magistrat a cependant assuré que « les faits restent graves », avec « de la viande provenant de chevaux de laboratoire qui avaient reçu des substances nocives pendant plusieurs années ». La défense doit plaider jusqu’à jeudi, le jugement sera mis en délibéré fin février.