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Homicide involontaireLe parquet de Brest fait appel du jugement après un accident mortel

Finistère : Le parquet fait appel des condamnations de trois hommes ayant roulé sur un jeune homme

Homicide involontaireDeux des trois prévenus ont été relaxés par le tribunal correctionnel de Brest et le troisième a écopé d’une peine de six mois avec sursis
Le procureur de la République de Brest Camille Miansoni a fait appel du jugement du tribunal correctionnel concernant la mort d'un homme de 17 ans en 2019 à Landeda, dans le Finistère.
Le procureur de la République de Brest Camille Miansoni a fait appel du jugement du tribunal correctionnel concernant la mort d'un homme de 17 ans en 2019 à Landeda, dans le Finistère. - J. F. Monier/AFP / AFP
Camille Allain

C. A.

L'essentiel

  • Le 5 janvier, deux hommes ont été relaxés et un autre condamné à six mois de prison avec sursis par le tribunal de Brest.
  • Les trois hommes étaient jugés pour avoir roulé sur le corps de Théo Stéphan, un jeune homme de 17 ans mort en 2019 à Landeda.
  • Le procureur de la République de Brest a fait appel de la condamnation. La famille de la victime attendait des peines plus lourdes.

Le parquet de Brest a décidé de faire appel. Cinq jours après le jugement du tribunal correctionnel, le procureur de la République Camille Miansoni a justifié son choix en évoquant la « discordance » entre deux décisions judiciaires. Jugés devant deux juridictions différentes, des hommes accusés d’avoir roulé sur le corps d’un jeune homme de 17 ans ont écopé de peines bien différentes. Le 19 mai 2019, Théo Stéphan avait été retrouvé mort sur un parking de Landeda, au nord de Brest (Finistère). L’enquête avait démontré que la victime s’était fait rouler dessus à deux reprises par une voiture. Quatre hommes, dont le conducteur du véhicule, avaient été mis en examen.

Premier jugé par le tribunal pour enfant, un mineur avait été condamné en mars 2022 à un an de prison avec sursis pour non-assistance à personne en danger. Le 5 janvier, le tribunal correctionnel de Brest s’est montré beaucoup plus clément, prononçant deux relaxes et une peine de six mois avec sursis pour le conducteur de la voiture. Ce dernier avait agi sous l’emprise de l’alcool et des stupéfiants. Lors de l’audience, le juge a requalifié les faits « d’homicide involontaire aggravé » pour ne retenir que la conduite sans permis sous l’empire d’un état alcoolique. Une décision qui a provoqué la colère et l’incompréhension des proches de la victime.

Le 8 janvier, une marche solidaire a réuni plus de 1.000 personnes dans la petite commune bretonne. Le procureur de la République Camille Miansoni a fait appel de la décision, comme il l’avait fait après le verdict du tribunal pour enfants. « En raison des enjeux et de la discordance entre la décision du tribunal pour enfant et celle du tribunal correctionnel, j’ai estimé qu’il était opportun de permettre à la Cour d’appel de réexaminer l’ensemble des faits et responsabilités dans ce dossier », a fait savoir le magistrat.

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