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JUSTICEAdrien Quatennens devant la justice pour Violences conjugales, mardi

Violences conjugales : Adrien Quatennens devant la justice mardi

JUSTICELe député LFI du Nord, Adrien Quatennens, passera en audience de plaider coupable pour la gifle qu’il avait reconnu avoir donnée à son épouse
Le député LFI du Nord, Adrien Quatennens.
Le député LFI du Nord, Adrien Quatennens. - Michel Spingler/AP/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Il reconnaît une gifle et des SMS répétés après la séparation. Son épouse l’accuse de « violences physiques et psychologiques » récurrentes. Le député LFI Adrien Quatennens comparaît, mardi, à Lille, dans une procédure de « plaider-coupable », épilogue judiciaire d’une affaire qui a ébranlé la gauche.

Jugé en comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC), l’élu du Nord pourrait être condamné à « une amende, voire un stage de sensibilisation » aux violences conjugales, affirme son entourage.

Un possible renvoi en correctionnelle

Il est convoqué à 8h30 par la procureure de la République de Lille, qui lui proposera une peine. S’il l’accepte, celle-ci devra être homologuée par un juge lors d’une audience publique prévue à 10 heures. Ce juge garde la possibilité de rejeter la peine prévue, ce qui entraînerait dès lors le renvoi du député devant un tribunal correctionnel.


Selon son avocate, maître Jade Dousselin, la justice a retenu une gifle infligée à son épouse « il y a plus d’un an » dans un contexte « d’agressivité mutuelle », ainsi que des SMS envoyés après la séparation et « dont l’absence de caractère malveillant » a « été reconnue ». Le parquet n’a pas souhaité confirmer le détail des faits reconnus par le député et qui feront donc l’objet de la sanction.

Le sort du député dépendra de la sanction

Après la révélation de l’affaire, mi-septembre dans le Canard enchaîné, le député avait annoncé sa mise « en retrait » de son poste de coordinateur du mouvement LFI. Un temps en arrêt de maladie, il n’a pas repris son poste à l’Assemblée et reste exclu des activités parlementaires LFI jusqu’à la décision de la justice. « On attend le 13. S’il a un rappel à la loi ou une condamnation, ce n’est pas pareil. On essaie de s’organiser pour que ça ne pète pas », affirme, sous couvert d’anonymat, une députée féministe LFI. Une réunion du groupe parlementaire est prévue mardi pour décider de la suite.

« Je suis pour une suspension lourde du groupe LFI en cas de condamnation. Pas une démission de son siège de député », estime-t-elle, appelant à ce qu’il ne puisse pas réintégrer le mouvement à court terme. « Les nouvelles accusations de Céline ont affaibli ceux qui voulaient un retour rapide de Quatennens », ajoute-t-elle.

« On sait qu’il sera condamné », déclare à l’AFP le député LFI des Bouches-du-Rhône Manuel Bompard. Mais « mardi dernier, lors de la réunion de groupe, aucune voix ne s’est élevée pour réclamer son exclusion définitive ou sa démission », ajoute-t-il.

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