Soupçons d’emploi fictif au RN : Marine Le Pen n’a « aucun doute » sur le travail d’Edwige Diaz

ENQUETE Edwige Diaz, députée RN de Gironde, fait l’objet d’une enquête lancée par le parquet européen, concernant son travail d’assistance parlementaire de l’ex-eurodéputé RN Jacques Colombier

20 Minutes avec AFP
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Marine Le Pen et Edwige Diaz distribuent des tracts sur un marché dans le cadre de sa campagne à Cavignac, près de Bordeaux, le 30 septembre 2021.
Marine Le Pen et Edwige Diaz distribuent des tracts sur un marché dans le cadre de sa campagne à Cavignac, près de Bordeaux, le 30 septembre 2021. — AMEZ UGO

La cheffe de file des députés RN Marine Le Pen a renouvelé mardi sa « confiance totale » à sa collègue Edwige Diaz, visée par une enquête pour soupçons d’emploi fictif au Parlement européen.

« Il y a aucun doute sur son activité, je lui renouvelle ma confiance absolument totale », a insisté Marine Le Pen lors d’une conférence de presse à l’Assemblée, au lendemain de perquisitions menées dans des bureaux et logements de la députée, et dans une permanence départementale du RN.

Jacques Colombier placé en garde à vue

Edwige Diaz, députée RN de Gironde, fait l’objet d’une enquête lancée par le parquet européen après un signalement de l’association Anticor en 2021 en Gironde. Elle porte sur des « soupçons d’emploi fictif d’assistant parlementaire » en « 2018 et 2019 », lorsque Edwige Diaz occupait cette fonction auprès de l’ex-eurodéputé RN Jacques Colombier.

Ce dernier a été placé en garde à vue lundi, avant de ressortir dans l’après-midi, a-t-il confirmé à l’AFP. L’enquête a été confiée au Service d’enquête judiciaire des finances. « Je ne doute pas une demi-seconde que Jacques Colombier et Edwige Diaz seront lavés de tous ces soupçons », a insisté Marine Le Pen.

« Petite vengeance »

Edwige Diaz assure avoir travaillé pour Jacques Colombier « d’avril 2018 à juin 2019 », l’accompagnant « sur ses déplacements », gérant « ses réseaux sociaux », et organisant des « visites au Parlement européen ».

Elle accuse le référent d’Anticor en Gironde David Poulain, candidat aux municipales en 2020 à Ambarès-et-Lagrave, de « régler un compte politique ». Il aurait, selon elle, sollicité un accord à l’époque pour que le RN retire sa candidature, ce que le parti aurait refusé. Des accusations que David Poulain réfute. Marine Le Pen a également dénoncé une « petite vengeance, aidée par quelques conseillers régionaux non réinvestis ».



Le RN a fait l’objet de plusieurs enquêtes et mises en examen pour des soupçons d’emplois fictifs d’assistants parlementaires européens ces dernières années. Marine Le Pen, qui avait elle-même reçu une demande de remboursement du Parlement, été mise en examen pour « détournement de fonds publics », accusation qu’elle dénonce.