Cholet : Le chef de la police municipale condamné pour avoir armé des agents non habilités

JUSTICE En novembre 2020, trois agents de la police municipale avaient été dotés de bâtons de défense télescopiques et de bombes lacrymogènes après un double meurtre à Cholet

J.G.
Illustration d'une intervention de la police municipale, ici à Rennes.
Illustration d'une intervention de la police municipale, ici à Rennes. — C. Allain / 20 Minutes

Il a plaidé l’erreur lors de l’audience. Le patron de la police municipale de Cholet (Maine-et-Loire) comparaissait lundi devant le tribunal correctionnel d’Angers pour port d’arme sans motif légitime et pour faux et usage de faux document administratif, rapporte Le Courrier de l’Ouest. En novembre 2020, cet ancien gendarme avait équipé trois nouveaux agents nouvellement affectés de bâtons de défense télescopiques et de bombes lacrymogènes sans qu’une demande d’habilitation ne soit faite auprès des services de la préfecture.

L’enquête, diligentée par la police judiciaire, avait aussi mis en lumière que les registres d’armes de la ville avaient été maquillés pour dissimuler des dotations illégitimes à des policiers municipaux, précise le quotidien.

Un double meurtre survenu quelques jours plus tôt

Les faits s’étaient déroulés dans un contexte tendu à Cholet où un double homicide était survenu quelques jours plus tôt. Un homme de 35 ans, qui disait avoir été « guidé par Dieu », avait tué deux personnes en pleine rue. « J’avais des agents qui devaient garder le cimetière pour la fête de la Toussaint. Vu le contexte terroriste, les lieux de culte visés, on a décidé d’un commun accord d’armer l’un des agents pour ces fêtes », a expliqué le patron de la police municipale à la barre. La même décision avait été prise pour deux agents qui n’avaient pas encore terminé leur formation.

A l’issue de l’audience, le tribunal a condamné le chef de la police municipale de Cholet à six mois de prison avec sursis pour complicité de port d’arme. Il n’a par ailleurs pas reçu d’interdiction d’exercer et a été relaxé pour les faits de faux dans un document administratif.