Rennes : Un important réseau de trafic d’héroïne bientôt jugé

DROGUE Quatre individus, accusés d’avoir importé plusieurs dizaines de kilos d’héroïne depuis les Pays-Bas, seront jugés les 8 et 9 décembre devant le tribunal correctionnel

Jérôme Gicquel
Illustration d'une saisie d'héroïne.
Illustration d'une saisie d'héroïne. — ROCHE/DOUANE/SIPA
  • Quatre individus seront jugés les 8 et 9 décembre devant le tribunal correctionnel de Rennes pour un important trafic de cocaïne.
  • L’enquête avait démarré avec l’interception en juillet 2020 près de Caen d’un véhicule dans lequel étaient planqués 54 kg d’héroïne.
  • Les commanditaires présumés de ce réseau bien organisé avaient été interpellés en février 2021 dans les Côtes-d’Armor et Maine-et-Loire.

Ils vont devoir s’expliquer devant la justice. Quatre individus vont comparaître les 8 et 9 décembre devant le tribunal correctionnel de Rennes pour un vaste trafic d’héroïne entre les Pays-Bas et la France, a-t-on appris ce vendredi auprès de Philippe Astruc, procureur de la République de Rennes. L’affaire avait démarré le 23 juillet 2020 avec l’interception d’un véhicule qui circulait en direction de Caen (Calvados) par les services de douanes de Honfleur. A l’intérieur du véhicule, 54 kg d’héroïne et plus de 600 grammes de cocaïne avaient été découverts planquées dans différentes caches, la valeur de la marchandise étant estimée à plus de 1,3 million d’euros.

Devant les enquêteurs, le conducteur, âgé de 25 ans, avait expliqué qu’il n’arrivait pas à honorer un emprunt pour l’acquisition d’un bateau de pêche. Il avait alors sollicité un ami pour être mis en relation avec des personnes cherchant un chauffeur pour assurer des livraisons de stupéfiants depuis les Pays-Bas contre rémunération.

Les suspects interpellés en février 2021

Après la mise en en examen du jeune homme, les investigations, menées par la section de recherches de Rennes, ont permis de confirmer « le caractère organisé de ce transport qui avait fait l’objet de réunions préparatoires, et de l’acquisition de véhicules et de téléphones dédiés ». « La présence d’un véhicule ouvreur occupé par les commanditaires était également mise en évidence », précise dans un communiqué Philippe Astruc.



L’enquête a débouché sur l’interpellation en février 2021 de suspects, commanditaires et complices de cette importation de stupéfiants. A l’issue des gardes à vue, quatre hommes, originaires des Côtes-d’Armor et du Maine-et-Loire avaient été mis en examen. Ils encourant une peine de dix ans de prison et de fortes amendes délictuelle et douanière.