Cannes : Deux mineurs reconnus coupables de l’agression d’Angèle, 89 ans, le troisième relaxé

DECISION Les deux adolescents de 14 et 15 ans seront fixés sur leur sanction pénale lors d’une nouvelle audience, programmée en juin 2023. Le parquet annonce ce jeudi avoir fait appel de la relaxe du troisième mineur, qui filmait la scène

F.B.
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Le tribunal de Grasse (Illustration)
Le tribunal de Grasse (Illustration) — SYSPEO/SIPA
  • Le mineur de 14 ans qui avait porté le violent coup au visage d’Angèle Houin, la faisant tomber au sol, inanimée, et celui de 15 ans, qui lui volait son sac à main, ont bien été reconnus coupable de l’agression de l’octogénaire, le 29 août dernier devant sa résidence de l’ouest de Cannes.
  • Le troisième protagoniste, également âgé de 14 ans et qui filmait la scène, a été relaxé au cours d’une audience qui s’est déroulée à huis clos, a confirmé à 20 Minutes le parquet de Grasse, qui annonce avoir fait appel de cette décision.

Le tribunal pour enfants a tranché. Les images de vidéosurveillance n’ont laissé aucune place au doute. Le mineur de 14 ans qui avait porté le violent coup au visage d’Angèle Houin, la faisant tomber au sol, inanimée, et celui de 15 ans, qui lui volait son sac à main, ont bien été reconnus coupable de l’agression de l’octogénaire, le 29 août dernier devant sa résidence de l’ouest de Cannes. 

Le troisième protagoniste, également âgé de 14 ans et qui filmait la scène, a été relaxé mercredi après-midi au cours d’une audience qui s’est déroulée à huis clos, a confirmé à 20 Minutes le parquet de Grasse, qui annonce ce jeudi avoir fait appel de cette décision.

Une sanction pénale connue prochainement

Les deux premiers, poursuivis pour « vol avec la circonstance que les faits ont été précédés, accompagnés ou suivis de violences ayant entraîné une incapacité totale de travail n’excédant pas huit jours, aggravé par une circonstance, en l’espèce la réunion », seront fixés sur leur sanction pénale lors d’une nouvelle audience, programmée le 28 juin 2023. Ils encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 7.500 euros d’amende. En attendant, ils seront maintenus dans des centres éducatifs fermés, sous contrôle judiciaire.

« S’agissant des intérêts civils, le tribunal a reçu la constitution de partie civile de la victime et a ordonné le renvoi afin de diligenter une expertise médicale et le versement d’une provision de 5.000 € », précise encore le parquet de Grasse. L’agression de la retraitée de 89 ans, hospitalisée pour un traumatisme cranio-facial et des contusions, avait suscité une vague de réactions indignées.