Nanterre : L’hôpital Max-Fourestier visé par une enquête après des viols sur une patiente

ENQUETE Déposée début novembre, la plainte de l’ex-patiente vise l’établissement et sa directrice pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui

20 Minutes avec AFP
Illustration de l'hôpital Max-Fourestier de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Illustration de l'hôpital Max-Fourestier de Nanterre (Hauts-de-Seine). — V. WARTNER / 20 MINUTES

La plainte vise directement l’hôpital de Nanterre et pose la question de sa sécurisation et de sa surveillance. Une enquête a été ouverte à la suite de la plainte déposée à l’encontre de l’établissement hospitalier Max-Fourestier à Nanterre par une femme de 78 ans violée fin juillet alors qu’elle y était hospitalisée, a indiqué ce mercredi le parquet.

Mi-septembre, un homme avait été mis en examen pour viols, soupçonné d’avoir agressé deux patientes, âgées de 78 ans et de 70 ans, au sein de l’hôpital Max-Fourestier dans la matinée du 27 juillet. Il est également soupçonné d’avoir violé deux jours plus tard une fillette de 12 ans dans le quartier Zilina-Chemin. A la suite des viols, l’hôpital de Nanterre avait assuré à l’AFP avoir pris « des mesures complémentaires de sécurité », notamment « un renforcement des contrôles à l’entrée de l’hôpital » et « des rondes plus fréquentes des agents de sécurité ».

Une obligation de surveillance non honorée ?

Déposée début novembre, la plainte de l’ancienne patiente, consultée par l’AFP, vise l’établissement et sa directrice pour mise en danger délibérée de la vie d’autrui. « La victime et sa fille avaient alerté l’hôpital en amont des faits sur un défaut de sécurité : une issue de secours s’ouvrait depuis l’extérieur alors qu’elle n’aurait pas dû », a indiqué l’avocate de la plaignante, Me Amelle Bouchareb.

Une enquête a été ouverte mi-novembre et confiée à la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), selon le parquet de Nanterre. « Les établissements de santé ont une obligation de surveillance, d’autant plus cruciale qu’ils accueillent un public vulnérable. C’est un scandale en termes de sécurité », a souligné Me Ouadie Elhamamouchi, également avocat de la plaignante.