Nantes : Ils avaient volé plus de 6.000 cartouches de cigarettes, quatre trafiquants arrêtés

TABAC Les cambriolages ont eu lieu récemment en Loire-Atlantique, dans le Morbihan et dans le Finistère, pour un préjudice supérieur à 700.000 euros. Les suspects ont été mis en examen

Frédéric Brenon
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Le général Marc de Tarlé, commandant de l'OCLDI, Renaud Gaudeul, procureur de la République, et le colonel Gilles Garnier, commandant du groupement de gendarmerie 44, le 29 novembre à Nantes.
Le général Marc de Tarlé, commandant de l'OCLDI, Renaud Gaudeul, procureur de la République, et le colonel Gilles Garnier, commandant du groupement de gendarmerie 44, le 29 novembre à Nantes. — F.Brenon/20Minutes
  • Quatre hommes domiciliés dans la région nantaise ont été mis en examen.
  • Ils sont soupçonnés d’avoir participé à deux raids de cambriolages il y a dix jours.
  • Les vols ont été commis dans trois départements. L’arrestation des suspects a eu lieu au nord de la Loire-Atlantique.

Le butin est impressionnant : près de 7.000 cartouches de cigarettes, ainsi que trois véhicules, dérobés sur plusieurs départements de l’ouest de la France. Soit un préjudice estimé à plus de 700.000 euros. Quatre hommes soupçonnés d’être impliqués dans un important trafic de tabac ont été arrêtés jeudi dernier, annoncent le parquet de Nantes et la gendarmerie nationale. Les quatre suspects, âgés de 24 à 52 ans, ont été interpellés dans une ferme de la commune de Rougé, près de Châteaubriant (Loire-Atlantique), en possession de plusieurs cartons contenant un total de 6.000 cartouches. Ils ont été mis en examen lundi pour « vol en bande organisée, destruction en bande organisée par moyen dangereux et participation à une association de malfaiteurs en vue de commettre des crimes ».


Des exemples de cartons de cigarettes saisis par la gendarmerie à Rougé.
Des exemples de cartons de cigarettes saisis par la gendarmerie à Rougé. - Gendarmerie nationale

Les quatre hommes, basés dans la région nantaise, auraient commis un « premier raid » de six cambriolages dans la nuit du 19 au novembre au cours de laquelle 850 cartouches ont été dérobées dans des bureaux de tabac de Loire-Atlantique. Une voiture BMW volée l’avant-veille dans le Morbihan aurait été utilisée pour leurs déplacements. Un « second raid », plus spectaculaire, aurait eu lieu dans la nuit du 21 au 22 novembre dans le Finistère. Deux fourgons y ont été volés, de même que 6.000 cartouches encartonnées se trouvant dans un entrepôt logistique de la commune de Saint-Ervazec, près de Quimper.

Un produit de plus en plus attractif

Les trois véhicules utilisés sur ces deux expéditions ont finalement été retrouvés détruits le 22 novembre en Ille-et-Vilaine et à Nantes. Les 850 cartouches dérobées en Loire-Atlantique n’ont, elles, pas été découvertes. « Les investigations se poursuivent », indique Renaud Gaudeul, procureur de la République de Nantes.

Les quatre suspects étaient bien connus de la justice. Le plus jeune avait déjà 29 inscriptions sur son casier judiciaire, tandis qu’un autre a été condamné deux fois pour des braquages à main armée.

Leur arrestation a été rendue possible par un rapide travail d’investigation puis de filature de la gendarmerie, notamment de son Office central de lutte contre la délinquance itinérante (OCLDI). Près de 200 gendarmes et une cinquantaine de policiers ont été mobilisés sur l’ensemble de l’affaire.



Compte tenu de la hausse des prix encadrés par l’Etat, le tabac est devenu « un domaine très attractif pour les délinquants. Il peut générer un gain à la revente assez important », explique Marc de Tarlé, commandant de l’OCLDI. « Le vol de tabac représente 20 % du volume des vols en Loire-Atlantique. C’est un sujet de préoccupation », confirme le procueur Renaud Gaudeul, lequel dit avoir mis en place une stratégie d’actions « tout au long de la chaîne ».