Lille : Le suspect d’un féminicide placé en détention provisoire dans une unité de soins

CRIME Un jeune homme est soupçonné d’avoir tué sa compagne de 19 ans, début novembre, à Ronchin, près de Lille

20 Minutes avec AFP
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Illustration de la police.
Illustration de la police. — Franck Lodi

Il est suspecté d’avoir tué sa compagne de 19 ans, début novembre. Cet homme de 23 ans a été mis en examen pour « homicide sur conjoint » et incarcéré dans une cellule de l’unité hospitalière d’un centre pénitentiaire, a-t-on appris, ce lundi, auprès de la procureure, au lendemain d’une marche blanche en hommage à la victime.

Ce jeune homme, d’origine ou nationalité afghane selon une source policière, avait été interpellé juste après les faits, le soir du 9 novembre, dans son appartement de Ronchin, près de Lille. Il avait été rapidement hospitalisé. La jeune femme, Hélana, avait été tuée à l’arme blanche.

« On n’aurait jamais cru qu’il pouvait être violent »

Dimanche, quelque 200 personnes, munies de roses blanches, ballons blancs, et T-shirts floqués du visage souriant d’Hélana, ont marché en silence en son hommage, entre l’hôtel de ville de Villeneuve-d’Ascq et l’immeuble où elle vivait avec ses parents. « Hélana, 19 ans, 111e féminicide [depuis le début de l’année] », était-il inscrit sur la pancarte portée en tête de cortège par sa famille.



Hélana « aimait la vie, vivait pour ses études », en deuxième année à l’École nationale supérieure d’architecture et de paysage de Lille, a témoigné son père, David Vansteenkiste, auprès de l’AFP, faisant part de son incompréhension. « Son petit ami, je le connaissais. On n’aurait jamais cru qu’il pouvait être violent, a-t-il confié. Elle était amoureuse, c’était son premier petit copain, ils avaient en tête d’ouvrir une société, lui avait posé une semaine de congé pour partir avec elle à Noël. C’est impossible de savoir ce qui lui est passé par la tête ».

Le soir du drame, Hélana lui a téléphoné, « dans son dernier souffle ». « Elle n’a même pas parlé, je l’ai entendue respirer, c’est tout. De suite, je l’ai appelé lui, et il m’a dit : "J’ai tué ta fille" », a-t-il raconté. A l’arrivée de la police, qu’il avait prévenue, l’auteur présumé était maculé de sang, selon la même source policière.