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JUGEMENTSoupçonné de favoritisme, le maire de Grenoble Éric Piolle relaxé

Soupçonné de favoritisme, le maire de Grenoble Éric Piolle relaxé par la justice

JUGEMENTLe tribunal correctionnel de Valence, où l’affaire avait été dépaysée, a rendu son jugement ce mardi
Le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle a été relaxé des faits de favoritisme dont il était soupçonné.
Le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle a été relaxé des faits de favoritisme dont il était soupçonné.  - ISA HARSIN/SIPA / SIPA
20 Minutes avec AFP

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L'essentiel

  • Soupçonné de favoritisme dans l’attribution d’un marché public, le maire de Grenoble Eric Piolle a été relaxé ce mardi par le tribunal correctionnel de Valence.
  • Deux années de suite, l’association Fusées s’était vue confier l’organisation de la Fête des Tuiles de Grenoble, sans qu’aucun appel d’offres ne soit pas passé.
  • « Il n’y a pas de certitude qu’il [Eric Piolle] a manœuvré, il n’y a pas de dissimulation », avait estimé le procureur de la République lors de l’audience en septembre dernier.

Le tribunal correctionnel de Valence a prononcé mardi une relaxe générale dans l’affaire de favoritisme dont était soupçonné le maire écologiste de Grenoble Eric Piolle pour l’attribution d’un marché public par sa ville, a-t-on appris auprès de l’avocat de ce dernier. Le délibéré a été rendu sans motivation, elles seront données aux parties ultérieurement, a précisé Me Thierry Fourrey.

« Je tiens à souligner la qualité du débat contradictoire lors du procès. Je suis depuis le début au service de la justice. J’assume mon rôle de maire, chef d’une organisation, mais je reste un justiciable comme tout le monde », a tweeté l’élu.


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L’édile de 49 ans avait comparu avec six co-prévenus fin septembre à Valence, où l’affaire avait été dépaysée, pour des accusations d’octroi d’avantages injustifiés au bénéfice de l’association « Fusées » chargée de l’organisation d’une fête populaire à Grenoble en 2015 et 2016.

« Délit de bureau »

Lors du procès fin septembre, le parquet de Valence avait épargné le maire écologiste dans ses réquisitions : « Il est le chef de l’administration mais il manque un élément matériel, il n’y a pas de certitude qu’il a manœuvré, il n’y a pas de dissimulation », avait estimé dans ses réquisitions le procureur de la République Laurent de Caigny, sans toutefois explicitement réclamer la relaxe.

Pour l’ancien directeur général des services municipaux François Langlois et une employée, le procureur n’avait pas non plus requis de peine, estimant qu’ils avaient agi « de bonne foi ». Il avait, en revanche, réclamé des amendes avec ou sans sursis pour les quatre autres prévenus - deux ex-agents territoriaux de Grenoble et deux représentants de « Fusées » - pour avoir commis ou profité d’une forme de « délit de bureau ».

Les débats des 26 et 27 septembre, assez techniques, avaient largement porté sur la nature de la prestation du collectif culturel pour les deux premières éditions de la Fête des Tuiles, qui n’avaient à l’époque pas fait l’objet d’appel d’offres.

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