Affaire Omar Raddad : La deuxième requête en révision de l’ex-jardinier rejetée

saga judiciaire Son avocate a annoncé qu’elle saisirait la Cour européenne des droits humains

20 Minutes avec AFP
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Affaire Omar Raddad : La deuxième requête en révision de l’ex-jardinier rejetée — 20 Minutes
  • Après la présentation d'« éléments nouveaux », l’ex-jardinier marocain Omar Raddad, condamné il y a vingt-huit ans pour le meurtre de Ghislaine Marchal, avait formulé une nouvelle requête en révision de son procès.
  • Un supplément d’information avait été demandé après la découverte, en 2015, de quatre ADN masculins non identifiés, qui ne correspondent pas au profil génétique d’Omar Raddad.
  • Sa nouvelle demande a été rejetée ce jeudi par la commission d’instruction de la Cour de révision.

La justice a rejeté ce jeudi la deuxième requête en révision d’Omar Raddad, condamné il y a 28 ans pour le meurtre de Ghislaine Marchal, a appris l’AFP de source judiciaire et auprès des parties.

La commission d’instruction de la Cour de révision a déclaré la requête irrecevable, a indiqué le conseil de la famille de Ghislaine Marchal. L’avocate d’Omar Raddad, Me Sylvie Noachovitch, s’est dite « scandalisée » par cette décision. « Je ne lâcherai jamais Omar Raddad », a-t-elle affirmé devant la presse, annonçant qu’elle « (saisirait) la Cour européenne des droits humains ». « Ma détermination est intacte », a encore lancé Me Noachovitch, l’air grave.

Gracié mais pas innocenté

L’ex-jardinier marocain avait été condamné en 1994 à dix-huit ans de réclusion criminelle, puis gracié mais pas innocenté. Il avait été désigné par l’inscription « Omar m’a tuer » tracée avec le sang de la victime, découverte dans une pièce en sous-sol de sa villa de Mougins (Alpes-Maritimes). Une faute de conjugaison qui a placé l’affaire parmi les dossiers criminels les plus célèbres et controversés de France.

Après un premier rejet il y a vingt ans, Omar Raddad avait déposé une nouvelle requête en révision de son procès le 24 juin 2021, trente ans jour pour jour après la découverte du corps de Ghislaine Marchal, la riche veuve d’un équipementier automobile.

Des « éléments nouveaux »

Sa défense fondait ses espoirs sur les progrès scientifiques en matière d’ADN, après la découverte de plusieurs empreintes génétiques sur la scène de crime, dont le profil n’appartenait pas à Omar Raddad.

Un expert sollicité par Me Noachovitch avait estimé que l’un des ADN masculins non identifiés pouvait avoir été déposé lors des faits et non lors d’une « pollution » ultérieure, notamment par un enquêteur.

Cette expertise faisait partie d’un des « éléments nouveaux » présentés par la défense d’Omar Raddad à la commission d’instruction et susceptibles selon elle de faire naître un doute sur la culpabilité de l’ex-jardinier.