Toulouse : Deux femmes proches de la famille Merah présentées à un juge

ANTITERRORISME Deux femmes proches de la famille Merah interpellées mardi doivent être mises en examen dans le cadre d’une enquête sur des départs en Syrie. Quatre autres ont été relâchées

20 Minutes avec AFP
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Souad Merah, la sœur du tueur au scooter, en 2012 à Toulouse. Certaines des femmes interpellées cette semaine sont soupçonnées d'avoir facilité son départ pour la Syrie en 2014.
Souad Merah, la sœur du tueur au scooter, en 2012 à Toulouse. Certaines des femmes interpellées cette semaine sont soupçonnées d'avoir facilité son départ pour la Syrie en 2014. — Pascal Pavani

Sur les six femmes de l’entourage de la famille Merah interpellées mardi à Toulouse et Albi, quatre ont été relâchées, indique le Parquet national antiterroriste (Pnat) ce vendredi. Mais deux autres vont être présentées vendredi à un juge antiterroriste en vue d’une mise en examen dans une information judiciaire. Cette dernière a été ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste, délictuelle, et soustraction par un parent à ses obligations légales compromettant la santé, la sécurité, la moralité ou l’éducation de son enfant » ;

L’enquête préliminaire, confiée à la sous-direction antiterroriste (Sdat), était ouverte depuis 2014. Parmi les femmes interpellées mardi, âgées de 31 à 43 ans, certaines étaient parties avec leurs enfants en Syrie.

L’ombre de Souad Merah

Selon d’autres sources proches du dossier, certaines étaient aussi soupçonnées d’avoir contribué au départ en 2014 en Syrie de la sœur de Mohamed Merah, Souad, qui serait ensuite allée en Algérie.

Soupçonnées depuis plusieurs années par la justice antiterroriste, plusieurs d’entre elles avaient déjà été entendues puis relâchées. Mais, de nouveaux éléments ont amené les enquêteurs à les réentendre.



Ces femmes font partie de l’entourage de la famille Merah mais n’en sont pas membres.

En mars 2012, Mohamed Merah a tué sept personnes dont trois enfants juifs à Toulouse et Montauban. Il a été tué par le Raid. Son frère Abdelkader a été condamné définitivement en 2020 à trente ans de réclusion criminelle pour complicité de ses crimes.