Procès de l’attentat de Nice : L’ex-femme du terroriste ne viendra pas témoigner

AUDIENCE La trentenaire, qui a déjà bénéficié de 204 consultations psychiatriques depuis 2016, n’est pas en état de participer aux débats, selon une expertise

F.B.
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La salle d'audience où se déroule le procès de l'attentat du 14-juillet à Nice
La salle d'audience où se déroule le procès de l'attentat du 14-juillet à Nice — Christophe Ena/AP/SIPA
  • L’ancienne épouse du terroriste, au volant du camion le soir du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, ne sera finalement pas entendue au procès de l’attentat de Nice.
  • Des analyses psychiatriques ont conclu que la jeune femme n’était pas en état de témoigner et le président de la cour d’assises ne demandera pas de contre-expertise.

Sa parole était attendue. Elle aurait pu éclairer la cour d’assises de Paris sur la personnalité très trouble de Mohamed Lahouaiej Bouhlel. Mais l’ancienne épouse du terroriste, au volant du camion le soir du 14 juillet 2016 sur la promenade des Anglais, ne sera finalement pas entendue au procès de l’attentat de Nice. Des analyses psychiatriques ont conclu que la jeune femme n’était pas en état de témoigner. Et le président Laurent Raviot a annoncé ce mardi qu’il ne demanderait pas de contre-expertise, rapporte France 3 Côte d’Azur.

Selon le juge, cité par le média, celle qui est aussi la cousine germaine du principal suspect tué dans l’attaque est étroitement suivie depuis 2016. Aidée par un « traitement médicamenteux lourd », elle a déjà bénéficié de 204 consultations psychiatriques.



« Risque de décompensation »

Une expertise commandée par la cour a mené aux mêmes conclusions que celles présentées avant le début du procès. Sa présence à l’audience aurait pu entraîner « un risque de décompensation de ses troubles psychotiques mettant en péril le suivi » des trois enfants qu’elle a eu avec le terroriste.

Ses déclarations devant les enquêteurs devraient en revanche être lues pendant le procès. Et elles font froid dans le dos. « Il aimait le mal. Il aimait me brûler avec des pailles, il me frappait à coups de pied sur la tête car il voulait voir le sang couler. C’était un monstre, même le diable s’est inspiré de lui », avait-elle notamment expliqué. La trentenaire, qui avait entamé une procédure de divorce, avait porté plainte contre Mohamed Lahouaiej Bouhlel à deux reprises, en 2011 et en 2014.