Mont-de-Marsan : Jugé en appel pour un double parricide, l’accusé ne nie plus son identité

ASSISES A l’ouverture de l'audience d’appel à Mont-de-Marsan, en janvier, Kévin Rouxel, accusé d'avoir tué ses deux parents au revolver, avait affirmé être le frère jumeau de Kévin qui, lui, se serait « suicidé en détention en 2019 »

20 Minutes avec AFP
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Une cour d'assises.
Une cour d'assises. — Alexandre Vella

Le procès en appel d’un double parricide, commis en 2016 au Pays basque sur fond d’héritage familial, a pu s’ouvrir, lundi, devant la cour d’assises des Landes, l’accusé n’ayant, cette fois, pas nié son identité.

Kévin Rouxel, 29 ans aujourd’hui, est accusé d’avoir tué au revolver ses deux parents, Pascal et Ewa, avec la complicité d’une ex-compagne kazakhe rencontrée sur Internet, Sofiya Bodnarchuk, 29 ans également aujourd’hui.

« J’ai déjà avoué ce qu’on avait fait »

Fin 2020, le jeune homme et la jeune femme avaient été condamnés par la cour d’assises des Pyrénées-Atlantiques à respectivement 30 et 20 ans de réclusion pour ce crime, commis dans le but de capter un « pactole » estimé à 1,5 million d’euros.

A l’ouverture d’une première audience d’appel à Mont-de-Marsan, en janvier, l’accusé avait affirmé s’appeler Mickaël Rouxel et être le mystérieux frère jumeau de Kévin qui, lui, se serait « suicidé en détention en 2019 ». Il avait ainsi refusé de comparaître et l’affaire avait été renvoyée. Ce lundi, à l’ouverture des débats, l’accusé a reconnu s’appeler Kévin Rouxel. « J’ai déjà avoué ce qu’on avait fait », s’est-il borné à dire.

Procès « maudit »

Le 20 février 2016, toute la famille Rouxel - les parents, Kévin et sa compagne, leur enfant de deux ans, ainsi que Yann, le vrai frère - était réunie pour un repas d’anniversaire à La Bastide-Clairence, quand l’accusé principal serait passé à l’acte.

Depuis le premier procès de l’affaire, tenu en 2018 à Pau et lors duquel le couple s’était fissuré à l’audience, le jeune homme pointe la complicité de la Kazakhe, qu’il avait dans un premier temps mise hors de cause. Mais la jeune femme n’a eu de cesse de nier son implication. « C’est un fils qui a tué ses parents, c’est le problème de cette famille, pas le mien, avait-elle lancé lundi devant la cour.Je suis innocente. »

En première instance, il avait fallu quatre procès, tous émaillés d’incidents et renvoyés les uns après les autres, pour parvenir à un verdict en novembre 2020, à Pau. Des péripéties qui ont valu à ce dossier le surnom de procès « maudit ».