Bas-Rhin : agressions sexuelles sur 34 fillettes, viols, « jeu du requin »… Un ex-enseignant devant les assises

PROCès Agé de 50 ans, un ancien professeur comparaît, lundi, devant la cour d’assises du Bas-Rhin, à Strasbourg pour agressions sexuelles et viols sur des fillettes de 8 à 11 ans

G.D.
Le palais de justice de Strasbourg.
Le palais de justice de Strasbourg. — G. Varela

.

Il est baptisé le « requin de Niederroedern », ville où il a été adjoint au maire. Le procès de Jean-Christophe K., s’ouvre, lundi, devant la cour d’assises du Bas-Rhin, à Strasbourg. Cet ancien enseignant âgé de 50 ans est accusé d’avoir agressé sexuellement 34 petites filles âgées de 8 à 11 ans et d’avoir violé trois d’entre elles, selon Les DNA.

S’il a reconnu des attouchements sexuels entre 2007 et 2018, l’ex-professeur de physique-chimie au collège de Seltz, nie les viols.

Le « jeu du requin »

Selon l’enquête, l’accusé avait une stratégie bien rodée. Il demandait à ses deux filles d’inviter leurs amies pour les mettre en confiance. Les attouchements avaient lieu dans sa piscine au cours d’un jeu qu’il avait baptisé « jeu du requin ». Il en profitait pour toucher les parties intimes des fillettes, sous l’eau. Les agressions se poursuivaient parfois sous la douche et les victimes étaient filmées à leur insu.

Jean-Christophe K., investi dans la vie de sa paroisse, profitait aussi des camps scouts qu’il animait pour agresser les jeunes participantes. C’est une jeune femme, quelques années plus tard, qui a dénoncé les faits qu’elle dit avoir subis lorsqu’elle était enfant.

Complicité du père ?

Le père de Jean Christophe K. sera aussi à la barre pour complicité. La justice lui reproche d’avoir jeté dans sa cheminée des clefs USB de son fils sur lesquelles étaient stockées des vidéos pédopornographiques.

Le procès, qui se tiendra peut-être en partie à huis clos, doit durer deux semaines, jusqu’au vendredi 14 octobre.