Cinéma : Le patron du CNC sera jugé pour agressions sexuelles sur son filleul

PROCES Dominique Boutonnat, qui conteste vigoureusement les faits reprochés, devra comparaître devant un tribunal correctionnel

20 Minutes avec AFP
— 
Dominique Boutonnat, le président du CNS à La Rochelle. (Photo by XAVIER LEOTY / AFP)
Dominique Boutonnat, le président du CNS à La Rochelle. (Photo by XAVIER LEOTY / AFP) — AFP

Le président du Centre national du cinéma (CNC) Dominique Boutonnat, 52 ans, sera jugé devant un tribunal pour agressions sexuelles en 2020 sur son filleul, a indiqué le parquet de Nanterre à l’AFP, confirmant une information de France Info.

Dominique Boutonnat, qui conteste vigoureusement les faits reprochés, devra comparaître devant un tribunal correctionnel et non devant une cour d’assises, où les peines encourues sont plus lourdes, car la qualification de « tentative de viol » n’a pas été retenue. « Ce que nous souhaitons, c’est que Boutonnat réponde de ses actes devant un tribunal », a déclaré Caroline Toby, l’avocate du filleul, aujourd’hui âgé de 23 ans.

Une affaire de 2020

En octobre 2020, une plainte avait été déposée par son filleul pour des faits datant d’août 2020 lors de vacances en Grèce. Il avait alors 21 ans.

Dans cette plainte, le jeune homme accuse son parrain, avec qui il n’a pas de lien familial, d’avoir tenté de le « masturber » dans la nuit du 3 août 2020, après qu’il se soit baigné nu dans la piscine. « Je le masturbe pour qu’il arrête de me toucher », dénonce-t-il, assurant que son parrain avait ensuite essayé de lui imposer une fellation.

A l’issue de sa garde à vue en février 2021, Dominique Boutonnat avait été mis en examen pour tentative de viol et agression sexuelle.

Un procès pour tentative de viol

Mais le parquet avait finalement requis un procès pour agressions sexuelles, écartant la qualification de tentative de viol. Les juges ont suivi son avis dans leur décision rendue mercredi.

L’avocat de Dominique Boutonnat, Emmanuel Marsigny, a dit être « outré de la communication » par le parquet de Nanterre de cette information de renvoi, alors « même que le principal intéressé n’a pas encore été notifié ». A ses yeux, le parquet souhaitait « sauver la face » car il a dû « abandonner » le chef de tentative de viol dans ses réquisitions, « face aux éléments révélés par l’enquête » qui, selon Me Marsigny, « démontre la fausseté des accusations ».

Une plainte pour dénonciation de crime imaginaire et dénonciation calomnieuse a été déposée, a-t-il affirmé.