Grenoble : L’auteur de la gifle à Emmanuel Macron conteste une partie de sa peine

TRIBUNAL L’appel concerne notamment l’interdiction de posséder une arme ou d’exercer une fonction publique

20 Minutes avec agence
Le verdict de la cour sera rendu le 2 novembre prochain. Photo d'illustration.
Le verdict de la cour sera rendu le 2 novembre prochain. Photo d'illustration. — Pixabay / WilliamCho

Après avoir purgé quatre mois de prison ferme pour avoir giflé Emmanuel Macron le 8 juin 2021 à Tain-l’Hermitage (Drôme), Damien Tarel comparaissait ce mercredi devant la cour d’appel de Grenoble (Isère). Aujourd’hui âgé de 29 ans, il avait en effet interjeté appel des peines complémentaires prononcées à son encontre ; explique Le Dauphiné Libéré.

Privation des droits civiques

Le jeune homme qui se décrit comme « patriote » et soutenant le mouvement des « gilets jaunes » contestait l’interdiction définitive de toute fonction ou emploi publics prononcée en comparution immédiate. Son appel concernait également une interdiction de posséder une arme soumise à autorisation pendant cinq ans ainsi que la privation de ses droits civiques, civils et de famille pendant trois ans.

Lors de sa comparution, le mis en cause a évoqué la « violence symbolique » de son geste « regrettable ». Il a cependant aussi expliqué qu’il lui était difficile de regretter la gifle à Emmanuel Macron, en qui il a expliqué ne pas avoir vu la fonction de président de la République au moment des faits.

Plus d’un mois d’attente

L’avocat général a de son côté requis le maintien des peines complémentaires, estimant qu’il ne fallait pas banaliser le geste du jeune homme. Juan Branco, l’avocat de ce dernier, a mis en avant un système « interdisant à certains de se faire entendre ». Le verdict de la cour sera rendu le 2 novembre prochain.